Le Dow Jones souffre face à l’IPC, et avant uen nouvelle salve de stats US ce jeudi

Investing.com - Le a terminé la séance de mercredi sur un léger repli de 0,09 %, à 51.621,48 points, résistant nettement mieux que le reste de la cote américaine. Le a en effet abandonné 1,11 %, à 7.718,94 points, tandis que le a chuté de 1,88 %, à 26.692,87 points, plombé par un nouvel accès de faiblesse des valeurs technologiques.
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Parmi les actions du Dow Jones, c’est qui a le plus progressé, à +4,73 %, suivie de , à +3,8 %, et de , à +3,46 %. A la baisse, a reculé de -3,16 %, de -3,08 % et de -1,8 %.
L’inflation plus élevée que prévu pèse sur le Dow Jones en relançant le spectre d’une hausse des taux
Soulignons que la séance a été dominée par la publication de l’indice des prix à la consommation (IPC) de septembre, ressorti au-dessus des attentes. Sur un an, l’inflation globale a accéléré à 3,7 %, contre 3,6 % attendu et 3,4 % le mois précédent. Sa hausse mensuelle de 0,6 % est en revanche conforme au consensus. Plus préoccupant pour la Réserve fédérale, l’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, a progressé de 0,3 % sur un mois, contre 0,2 % attendu. Son rythme annuel atteint ainsi 2,6 %, au-dessus des 2,5 % anticipés et des 2,4 % d’août.
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Rappelons que la Fed a relevé ses taux de 25 points de base le 16 septembre, à une fourchette de 3,75 %-4,00 %, sa première hausse depuis 2023. Ces chiffres ont ravivé les anticipations d’un nouveau tour de vis. Selon l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’une hausse supplémentaire lors de la réunion des 27 et 28 octobre atteint désormais 29,9 %, contre 20,7 % la veille et 18,4 % une semaine plus tôt. Le statu quo reste toutefois le scénario majoritaire, à 70,1 %.
Par ailleurs, la perspective d’une politique monétaire plus restrictive a d’abord pesé sur les valeurs de croissance, les plus sensibles aux taux. Nvidia et Microsoft ont ainsi entraîné le compartiment technologique dans leur sillage. Caterpillar, valeur cyclique par excellence, a également souffert de la crainte qu’un durcissement monétaire ne freine l’activité industrielle.
Au-delà de ces mouvements, la résistance du Dow Jones s’explique largement par sa composition. Notons que le DJIA est pondéré par les prix et non par les capitalisations : la forte hausse d’un titre au cours élevé comme UnitedHealth y pèse donc davantage. L’assureur santé a profité de la publication, mardi, de résultats trimestriels assortis d’un relèvement de ses prévisions annuelles. Les investisseurs se sont aussi repliés vers les secteurs défensifs, la santé avec Merck et la consommation de base avec Walmart. Ils ont délaissé la technologie, nettement moins représentée dans le Dow Jones que dans le Nasdaq.
Un calendrier économique chargé en vue ce jeudi pour le DJIA
Ce jeudi, l’attention des investisseurs du Dow Jones se portera sur une salve de statistiques. L’indice des prix à la production (IPP) permettra de mesurer les pressions inflationnistes en amont. Les ventes au détail renseigneront sur la santé du consommateur américain.
S’y ajouteront les inscriptions hebdomadaires au chômage et les indices manufacturiers de la Fed de Philadelphie et de l’Empire State. Après l’IPC, une nouvelle surprise à la hausse sur l’IPP pourrait conforter les paris sur un resserrement monétaire dès la fin du mois.
Enfin, notons que le Dow Jones et les autres indices US s’affichent en baisse sur les marchés à terme au moment de la rédaction de cet article, suggérant une ouverture dans le rouge à Wall Street ce jeudi.
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