Bolivie: le FMI recommande la fin des subventions des carburants à compter de janvier 2027

La Bolivie s'apprête à ne plus subventionner l'essence à partir de janvier 2027. Une première tentative présidentielle en la matière au printemps avait mis le feu aux poudres et jeté dans les rues une partie de la population pendant deux mois. Cette fois-ci, la mesure figure dans un accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) et s'inscrit dans un vaste programme de prêt annoncé en juillet. Mais elle doit encore être ratifiée par le Congrès bolivien.
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La Bolivie va arrêter de subventionner les carburants à partir de janvier 2027, selon un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) rendu public jeudi 10 septembre par le gouvernement du président de centre-droit Rodrigo Paz. « Nous nous proposons de supprimer les subventions sur les carburants en 2027 tout en augmentant les dépenses spécifiques consacrées à l'aide sociale », indique ce document.
Devançant d'éventuelles critiques, le ministre de l'Économie Christian Morales a souligné lors d'une conférence de presse que la libéralisation des prix n'était « pas une mesure imposée » par le FMI. « Ce programme économique (...) est le bon pour sortir de cette débâcle dont nous avons hérité », a-t-il affirmé.
Près de deux milliards de prêts
L'accord conclu en juillet avec le gouvernement du président Rodrigo Paz prévoit 1,9 milliard de dollars de prêts sur 36 mois. En contrepartie, le FMI est prêt à soutenir les réformes macroéconomiques, dont la Bolivie a fortement besoin.
Dans ce pays pauvre, dont l'économie est fragilisée par le déclin de sa rente gazière, les carburants sont subventionnés depuis une vingtaine d'années, sous les présidences de gauche. Ce soutien aux prix pèse sur les finances publiques et alimente, selon les autorités, une pénurie.
Arrivé au pouvoir depuis bientôt deux ans, le président Rodrigo Paz a promis de supprimer ces politiques. Jusque-là, ses tentatives de débloquer les prix de l'essence ont échoué face à la flambée des prix de l'énergie et ont provoqué des manifestations.
En décembre 2025, il avait déjà tenté de supprimer les subventions sur les carburants, mais le dirigeant a dû tempérer cette mesure en raison de la guerre au Moyen-Orient qui a fait flamber le prix des hydrocarbures.
Cette fois, le président bolivien promet des aides sociales pour accompagner sa réforme. Mais pas sûr que cela fasse passer la pilule aux consommateurs boliviens.
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