Mondiaux de judo: Clarisse Agbégnénou et les Bleus en quête de l'or

Sept mois après avoir donné naissance à son deuxième enfant, Clarisse Agbégnénou mène l'équipe de France aux Championnats du monde de judo qui démarrent dimanche 4 octobre à Bakou, où elle tentera de décrocher un septième titre mondial record.
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En Azerbaïdjan, la triple médaillée olympique (-63 kg) sera épaulée entre autres par le champion du monde en titre Joan-Benjamin Gaba ou encore Romane Dicko et Audrey Tcheuméo, qui ont elles aussi déjà connu l'or mondial.
Même s'ils seront privés de leur chef de file Teddy Riner, pas encore remis d'une blessure à une épaule, les Bleus se sont fixé des objectifs élevés. « On y va pour quatre ors », a ainsi affirmé le président de la Fédération Stéphane Nomis lors d'un point-presse le mois dernier. « Je crois vraiment que tous les athlètes que j'emmène peuvent faire une médaille et je crois que je peux avoir mes quatre ors. »
Si elle remportait quatre médailles d'or, l'équipe de France égalerait son record de titres établi aux Championnats du monde 2011 à Paris. Pour cela, les Bleus compteront entre autres sur Clarisse Agbégnénou, qui se présente sur la scène mondiale sept mois après avoir accouché de son deuxième enfant.
Pour sa reprise, la judoka de 33 ans avait retrouvé les tatamis fin août au Grand Slam de Lausanne, dont elle était repartie avec une médaille de bronze prometteuse. « C'est surprenant de voir ce que le corps peut faire et comment on peut progresser », a-t-elle déclaré. « Forcément, il y a beaucoup de changements hormonaux avec une grossesse, et ça me fascine de voir tout ce que le corps peut faire, de voir jusqu'où je peux aller et comment je peux progresser. »
« Très contente » de sa compétition de rentrée, elle avait toutefois relevé un manque d'explosivité et a depuis axé son travail sur la force et la rapidité des mains, a-t-elle expliqué.
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La course aux quotas olympiques
À Bakou, « l'objectif est d'être championne du monde », a-t-elle affirmé, et de décrocher ainsi une septième couronne planétaire après 2014, 2017, 2018, 2019, 2021 et 2023. En cas de septième sacre, elle égalerait le record de la Japonaise Ryoko Tani (-48 kg).
À ses côtés, Joan-Benjamin Gaba, longtemps incertain après une chute à vélo en juin, défendra bien son titre en -73 kg. « J'ai eu peur sur le moment, j'ai pensé que ma saison était finie, mais finalement ça va, je m'en suis bien sorti dans ma malchance », a-t-il expliqué.
Blessé à l'épaule, il n'a pas pu se rôder en compétition avant le rendez-vous mondial mais a profité de sa convalescence pour explorer d'autres aspects de la préparation. « Finalement je ne me suis pas moins entraîné, mais je me suis entraîné différemment », a-t-il raconté. « J'ai pu faire des choses que je n'avais pas l'habitude de faire, j'ai travaillé énormément le cardio, la prépa physique, j'ai travaillé la technique avec l'analyse vidéo etc, donc ça m'a fait prendre l'air, ça m'a fait prendre une pause. »
Pour tous les judokas, la compétition mondiale servira également à marquer des points dans la course aux quotas olympiques pour les JO de Los Angeles dans moins de deux ans. « Cela va nous fournir un certain nombre d'éléments très importants pour voir où en est cette belle équipe de France, mais aussi tout le travail qui reste à fournir », a expliqué la manager générale des équipes de France, Frédérique Jossinet.
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