Triple meurtre à Montréal en 2023 | Arthur Galarneau désigné « accusé à haut risque »

Arthur Galarneau — déclaré non criminellement responsable du meurtre de ses parents et de sa grand-mère plus tôt cette année — a été désigné « accusé à haut risque » vendredi au palais de justice de Montréal.
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Le jeune homme de 22 ans, qui est atteint de schizophrénie, est demeuré impassible dans le box des accusés alors que la juge de la Cour supérieure Annie Emond a lu des extraits de son jugement de 50 pages.
« Trois ans après le drame […], force est de constater que la maladie dont souffre M. Galarneau est tellement grave que, malgré l’observance de la médication sous la supervision constante de l’équipe de l’hôpital, il souffre toujours de certains symptômes psychotiques », a indiqué la magistrate.
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Arthur Galarneau
La tragédie remonte au 17 mars 2023. Le jeune homme a asséné plus de 200 coups de couteau à ses victimes : ses parents, Mylène Gingras (137 plaies) et Richard Galarneau (39 plaies) et sa grand-mère, Francine Gingras-Boucher (36 plaies).
« De l’accord des experts, le passage à l’acte de M. Galarneau s’explique aujourd’hui par autre chose qu’une haine, de la rage ou de la colère envers ses parents, puisque ses émotions ne trouvaient pas d’assises dans la réalité. La commission des infractions est due à un envahissement psychotique important résultant d’une maladie grave, la schizophrénie », a poursuivi la juge.
Un accusé déclaré « à haut risque » a des conditions de détention plus sévères. Il peut séjourner à l’extérieur de l’hôpital psychiatrique uniquement pour des raisons médicales ou si un projet structuré a été établi pour faire face aux risques relatifs à sa sortie.
« Il faut se rappeler que l’objectif du régime est la protection du public. Il ne peut donc non plus faire l’objet d’une libération par la commission d’examen, tant qu’une désignation à haut risque n’a pas été révoquée par la Cour supérieure », a rappelé la juge.
Maladie envahissante
Le procès s’est déroulé en décembre 2025. La preuve a démontré que dans les années précédant son crime, M. Galarneau a eu des idées délirantes, des idées suicidaires et des épisodes psychotiques pour lesquels il a été hospitalisé.
Arthur Galarneau a aussi développé une paranoïa par rapport aux membres de sa famille et même face à des objets comme un chauffe-eau. Il craignait grandement d’être violé.
Son état semble s’être détérioré dans les heures précédant le drame. Il a écouté un film en boucle sept fois. Pour rester éveillé, il a bu plusieurs expressos. Il croit aussi avoir bu son urine. Il finit par s’endormir, mais, à son réveil, il est convaincu que son père l’a violé et il entend des voix.
Il garde peu de souvenirs du drame survenu par la suite. Arthur Galarneau affirme qu’il ne peut regarder la photo de ses parents tellement cela le bouleverse.
« M. Galarneau souhaite plus que tout au monde apprivoiser sa maladie et s’investit dans son plan de traitement. Il y a donc de l’espoir d’y parvenir s’il suit toutes les recommandations de son équipe traitante. S’il va sans dire que M. Galarneau a fait de nombreuses victimes. Il est également lui-même une victime collatérale de ces actes violents, étant donné qu’il aimait énormément ses parents et sa grand-mère », a souligné la juge.
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