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Friday, October 23, 2026

À Marcinelle, des enfants avec et sans handicap mènent l’enquête ensemble

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Qui a volé les bonbons ? C’est la question que tout le monde se pose cette semaine lors du stage d’automne du SAPASH, le service d’action provinciale d’animation de sensibilisation au handicap.

Parmi la vingtaine de jeunes participant à ce stage, un tiers est en situation de handicap. Mais ici, pas de différence de traitement. Les enfants se mélangent et doivent collaborer pour résoudre une mystérieuse affaire : quelqu’un a dérobé les bonbons du stage. Grâce aux indices récoltés, les enquêteurs en herbe doivent désigner le coupable.

Pour Balian, il n'y a pas de doute, c'est Sylvie la coupable ! © Tous droits réservés

"Les enfants sont ici pour faire des activités, pour jouer et se faire de nouveaux copains. Et c’est ce qui se passe ", explique Sylvie Vanderstraeten, coordinatrice du SAPASH. "Le regard des enfants sur le handicap est tout à fait différent de celui des adultes. Ils ne jugent pas, ils ne critiquent pas. Et les enfants en situation de handicap se rendent compte de leur côté qu’ils ont aussi la possibilité de jouer avec les autres et qu’ils ont des compétences différentes."

Parmi les participants, certains sont des habitués des stages inclusifs. C’est le cas de Carmen : "J’aime que ce soit un stage inclusif. Tout le monde peut y participer. Ce n’est pas parce que les personnes en situation de handicap sont différentes qu’elles ne peuvent pas faire les mêmes activités que nous. On a des personnes en situation de handicap dans notre groupe et elles trouvent quand même beaucoup d’indices ! Donc pour moi c’est chouette qu’on soit tous mélangés."

Des activités sont organisées toute la journée. Ici, une grande chasse aux voleurs. © Tous droits réservés

Conscientiser dès le plus jeune âge

Lors de cette édition, six enfants sont en situation de handicap. Ils peuvent avoir des profils différents : TDAH, dyslexie, dyspraxie, handicap moteur, mental ou sensoriel. Tous sont les bienvenus. Pour les enfants valides, ce type de stage est une ouverture sur la différence. "Les parents sont intéressés par nos stages parce qu’ils trouvent ça normal que leurs enfants côtoient des enfants différents, en situation de handicap. Le résumé, c’est que chacun peut s’entendre avec l’autre", explique Sylvie Vanderstraeten. "En conscientisant les enfants dès le plus jeune âge, ils vont grandir sans a priori, et ils trouveront ça tout à fait normal de côtoyer des personnes en situation de handicap. Ils seront de toute façon amenés à voir des gens différents. On est amené à voir des gens malvoyants, en chaise roulante, etc. Eux n’auront plus aucune crainte vis-à-vis de ces personnes parce qu’ils les auront côtoyées et ils trouveront ça tout à fait normal."

Le prochain stage est déjà prévu. Il se tiendra lors du congé de détente en février et aura pour thème : "La fabrique des rêves".

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