L'interdiction de Palestine Action contestée devant la Cour suprême britannique

Vingt-cinq personnes ont été arrêtées ce mercredi matin 4 novembre à Londres, devant la Cour suprême de justice, pour avoir manifesté leur soutien à Palestine Action, groupe de désobéissance civile qui proteste contre l’aide militaire à Israël, et considéré comme terroriste depuis 15 mois. La plus haute instance judiciaire britannique justement doit trancher sur la légalité de l’interdiction, jusqu’à ce jeudi – la proscription a été renversée en première instance, puis maintenue en appel. Lors de cette première journée, Les représentants de Palestine Action ont tenté de convaincre la Cour que l’interdiction est inadaptée.
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Avec notre correspondante à Londres, Emelin Vin
Palestine Action n’a jamais encouragé à la violence contre des personnes, martèle l’avocat de la cofondatrice du mouvement, Huda Ammori… Et puis, sur près de 400 actions de désobéissance civile menées par Palestine Action, seules trois ont fait l’objet de poursuites en vertu des lois antiterroristes.
« Il y a quand même eu de sérieux dégâts matériels », rappelle le juge, en particulier sur des avions militaires, sur lesquels des militants ont jeté de la peinture… L’avocat admet, mais assure qu’il s’agit d’une « tradition » militante, dans la lignée des suffragettes et des mouvements écologistes, historiquement tolérée. Il pose enfin la question de la proportionnalité de l’interdiction.
Des arguments balayés par l’avocat du ministère de l’Intérieur. Selon lui, le terrorisme passe aussi par des dégâts matériels, et surtout l’interdiction ne bride pas le soutien à Gaza et à la cause palestinienne. Interrompu par la fin de séance, il poursuivra sa démonstration ce jeudi.
Le délibéré ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines… Si l’interdiction était maintenue, plus de 2 500 personnes arrêtées depuis un an pourraient être jugées pour avoir manifesté leur soutien à Palestine Action.
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