Pénurie de logements | Plaidoyer pour un superministère des Transports et des Affaires municipales

(Québec) Des groupes en faveur du transport collectif et l’Ordre des urbanistes du Québec suggèrent au nouveau gouvernement péquiste de regrouper le ministère des Transports et celui des Affaires municipales. Ils mettent de l’avant plusieurs avantages, comme la réduction de la paperasse, plus de construction de logements et une meilleure planification.
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« Il nous faut moins de décisions contradictoires et contre-productives pour nos infrastructures de transport. Il faut également avoir une vue d’ensemble pour s’assurer d’investir là où les bénéfices seront les plus grands pour le Québec », explique Samuel Pagé-Plouffe, directeur des affaires publiques chez Vivre en Ville et porte-parole de l’Alliance TRANSIT.
Il fait valoir que le premier ministre désigné, Paul St-Pierre Plamondon, veut réduire le nombre de ministères pour améliorer l’efficacité de l’État. Le gouvernement Marois avait lui-même fait ce choix, en 2012, en confiant ces deux importantes responsabilités ministérielles à Sylvain Gaudreault.
M. Pagé-Plouffe ajoute que dans les dernières années, les nombreuses tergiversations du gouvernement du Québec ont fait exploser le coût des projets d’infrastructures et fait la vie difficile aux élus municipaux, qui peinaient à planifier le développement de leurs villes.
Autre argument, un rapport corédigé par Nicolas Marceau – membre important du nouveau caucus du PQ et ancien ministre des Finances sous Pauline Marois – remis à l’Union des municipalités du Québec (UMQ) montrait qu’il y avait près de 200 programmes provinciaux pour les infrastructures municipales, relevant principalement des Transports et des Affaires municipales. « Chacun de ces programmes est assorti de critères spécifiques, notamment en matière de portée, de périodes de dépôt, de règles d’admissibilité et de reddition de compte », note le rapport.
Un superministre pourrait faire le ménage plus efficacement dans ce fouillis, selon les auteurs du rapport.
Puis, il saura davantage faire croître le nombre de logements pouvant être construits à proximité de projets de transports collectifs financés par les fonds publics. « Cette intégration permettrait de tirer pleinement parti du développement immobilier associé aux investissements en transport pour stimuler l’offre de logements et combattre l’étalement urbain, comme le soulignait l’Institut de développement urbain du Québec (IDU) en 2022 », note l’Alliance TRANSIT.
« Les investissements en transport collectif produisent de meilleurs résultats lorsqu’ils s’accompagnent d’une offre de logements à proximité, tandis que les quartiers développés sans offre de mobilité adéquate tendent à empirer la congestion routière », indique de son côté Nathalie Prud’homme, présidente de l’Ordre des urbanistes du Québec.
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