Irak: clap de fin pour la coalition contre l'organisation État islamique à Bagdad

La mission de la coalition internationale de lutte contre l’État islamique a officiellement pris fin dans la matinée du 30 septembre, lors d’une cérémonie officielle, après 12 ans de présence en Irak. Alors que toutes les forces internationales ont quitté les bases irakiennes, les autorités ont décrété quatre jours fériés pour célébrer ce départ.
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Avec notre correspondante à Bagdad, Marie-Charlotte Roupie
C’est une page qui se tourne pour le pays, qui annoncent une période fondamentale pour la stabilité de l’Irak. À l'entrée de la cérémonie, le fronton est barré d'une inscription : Siyaadat al-Iraq — « la souveraineté de l'Irak ».
Les dernières bases internationales au Kurdistan ont été évacuées. La cérémonie du mercredi 30 septembre a marqué symboliquement la reprise de contrôle de son territoire par l'Irak. « Une victoire » pour les États-Unis, s'est félicité le président américain, Donald Trump, plus tard dans la journée.
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Peur du vide sécuritaire
Mais malgré les discours rassurants des autorités, beaucoup s'interroge sur la capacité du pays à assurer seul sa défense. Les forces de la coalition emportent avec elles, notamment, leurs systèmes de défense antiaérienne, qui ont intercepté des centaines d'attaques ces derniers mois, notamment au Kurdistan. Et certaines provinces redoutent qu'un vide sécuritaire ne favorise une résurgence de l'État islamique.
Désarmement des milices
Pour Bagdad, la souveraineté doit encore passée par une nouvelle étape : Le monopole de l'État sur des armes. Les factions armées irakiennes avaient fait du départ des forces internationales la condition de leur désarmement.
Et si le leader chiite nationaliste Moqtada al-Sadr a annoncé la dissolution de sa brigade, la Résistance islamique en Irak, un ensemble de quatre factions chiites, affirme en revanche que les négociations se poursuivent. Elle estime, pour l'heure, ne pas être tenue de respecter le calendrier du désarmement annoncé pour juin prochain.
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