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Monday, September 14, 2026

Au sommet des Brics, Xi Jinping a défendu une intelligence artificielle «ouverte» face au modèle américain

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Xi Jinping a achevé, dimanche 13 septembre, à New Delhi le sommet des Brics avec une série de propositions destinées à renforcer le poids des économies émergentes. Parmi elles, figure la création, d’une zone consacrée à l’intelligence artificielle open source pilotée par Pékin. Une annonce qui intervient en plein débat sur les dangers d’une course technologique devenue difficile à contrôler.

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Xi Jinping souhaite créer un espace de coopération autour de l’intelligence artificielle ouverte. Les onze pays membres pourraient développer et utiliser ensemble de grands modèles de langage, c’est-à-dire les technologies sur lesquelles reposent des outils comme ChatGPT

Pékin propose également des formations, des séminaires et l’accueil de jeunes spécialistes originaires des économies émergentes.

Pour l’instant, cette « zone open source » reste surtout une déclaration d’intention : aucun calendrier, aucun financement ni projet précis n’ont été annoncés. Elle n’est pas non plus explicitement mentionnée dans la déclaration commune adoptée lors du sommet. 

La proposition permet néanmoins à la Chine de se positionner comme un fournisseur de technologies et de compétences pour les pays du Sud.

Des modèles plus facilement accessibles et adaptables

Un modèle d’intelligence artificielle open source rend accessibles certains de ses éléments techniques. Une entreprise, une université ou même un État peut ainsi le télécharger, l’adapter à sa propre langue et l’utiliser sans devoir repartir de zéro. 

Avec un modèle fermé, à l’inverse, l’utilisateur accède uniquement au service proposé par l’entreprise qui le contrôle.

Pour la Chine, cette approche constitue un moyen de concurrencer les grands groupes américains en proposant des outils moins coûteux et plus faciles à adapter aux besoins locaux. Pékin présente ainsi son modèle comme plus ouvert et plus inclusif.

Cette coopération peut toutefois créer de nouvelles dépendances envers les entreprises, les serveurs ou les technologies chinoises. L’ouverture des modèles ne signifie donc pas nécessairement une autonomie technologique complète pour les pays qui les utilisent.

La sécurité de l’IA au cœur de la rivalité sino-américaine

L’annonce chinoise intervient alors que plusieurs patrons américains de l’intelligence artificielle appellent à ralentir son développement. Le dirigeant d’Anthropic, Dario Amodei, soutenu notamment par Sam Altman et Elon Musk, estime que ces systèmes progressent trop rapidement pour que leurs risques soient correctement maîtrisés.

Mais aucune entreprise ne veut ralentir seule et prendre le risque de se laisser dépasser par ses concurrentes. Aux États-Unis, Donald Trump refuse également de céder du terrain à la Chine dans cette course technologique.

L’approche chinoise complique encore le débat. Lorsqu’un modèle ouvert est diffusé, il devient plus difficile d’empêcher sa modification et son utilisation à des fins malveillantes, notamment pour mener des cyberattaques.

La sécurité de l’intelligence artificielle devient ainsi indissociable de la rivalité entre Pékin et Washington. Les États-Unis veulent préserver leur avance technologique, tandis que la Chine promet aux pays du Sud un accès plus large à cette technologie. Chacun cherche ainsi à imposer sa vision et à peser sur les futures règles mondiales de l’IA.

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