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Monday, September 21, 2026

Warner/Paramount : les autorités américaines imposent une énorme condition qui peut tout changer

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Pour valider le rachat pharaonique de Warner Bros Discovery par Paramount Skydance pour 110 milliards de dollars, les autorités américaines exigent un engagement inédit. Et la note est très salée.

Quand les mastodontes d’Hollywood fusionnent, les promesses de préserver l’expérience en salle finissent trop souvent aux oubliettes. Mais cette fois-ci, la justice américaine a décidé d’imprimer l’addition en caractères gras. Dans le cadre des négociations de l’accord à l’amiable visant à autoriser le rachat historique de Warner Bros par Paramount Skydance Corp, le procureur général de Californie, Rob Bonta, s’apprête à faire signer un chèque sous haute surveillance.

Au cœur des discussions, la promesse du nouvel ensemble de distribuer un minimum de 30 films par an sur grand écran. Sauf que cette fois, l’engagement moral ne suffira pas. Si le studio manque son objectif annuel, l’amende sera de 30 millions de dollars pour chaque film manquant au compteur. Une épée de Damoclès financière taillée sur mesure pour empêcher le futur conglomérat de nourrir exclusivement son catalogue de streaming au détriment des exploitants. C’est ce que l’on peut apprendre via Bloomberg ce 21 septembre 2026.

Un cartel hollywoodien dans le collimateur de 12 États américains

Ce coup de force judiciaire ne sort pas de nulle part. Les procureurs généraux de 12 États américains, rejoints par le puissant syndicat des scénaristes (Writers Guild), ont intenté une action en justice pour bloquer l’acquisition de Paramount pour 110 milliards de dollars. Leur motif : la création d’un monstre monopolistique capable d’écraser la concurrence, de dicter ses prix aux réseaux câblés et de fermer le robinet des créations cinématographiques.

Pour atteindre ce chiffre fatidique de 30 films par an sans faire exploser ses coûts de production, Paramount négocierait la possibilité d’inclure des longs-métrages produits par des studios tiers, mais distribués sous sa bannière.

Les négociations coincent encore sur plusieurs dossiers stratégiques. Si Paramount s’est engagé à maintenir ses sièges en Californie et à céder certaines chaînes câblées, plusieurs États refusent le simple placement d’un contrôleur éditorial neutre chez CNN, exigeant la revente pure et simple de la chaîne d’information.

La justice vient de suspendre temporairement le rachat de Warner Bros. par Paramount // Source : Numerama / Paramount / Warner
Rchat de Warner Bros. par Paramount. // Source : Numerama / Paramount / Warner

Le chantage aux salles obscures ne passe plus

Initialement formulée pour amadouer les grandes chaînes de cinéma et obtenir leur soutien politique, la promesse des 30 films annuels était considérée avec un grand scepticisme par les régulateurs. Rob Bonta a répété à plusieurs reprises que ce type d’engagement est historiquement impossible à faire respecter une fois la fusion signée et le champagne bu.

En fixant une pénalité financière aussi violente, 30 millions de dollars le titre manquant, la Californie invente un mécanisme de contrôle inédit. Si la fusion Warner/Paramount va au bout, elle devra alimenter les salles obscures sous peine d’une saignée financière dévastatrice. Reste à savoir si cette contrainte suffira à rassurer les scénaristes et les créateurs, terrifiés à l’idée de voir deux des plus grands studios de l’histoire du cinéma fusionner en un unique empire industriel.

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