Solidaris : un affilié sur trois pris en charge pour un problème cardiovasculaire

L’analyse distingue plusieurs niveaux de prise en charge, de la délivrance de médicaments ou du contact avec un cardiologue jusqu’à l’hospitalisation pour pathologie cardiovasculaire. Au total, 18% des affiliés relèvent du premier niveau ; 7% du deuxième et 4% du dernier. Le risque augmente avec l’âge, particulièrement après 40 ans et encore plus après 60 ans.
L’analyse fait également apparaître d’autres inégalités de santé. Les bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM) présentent une probabilité de prise en charge supérieure de 32% à celle des bénéficiaires ordinaires. Les femmes BIM constituent un groupe particulièrement exposé. Solidaris rapporte par ailleurs que les maladies cardiovasculaires représentaient, en 2022, 24% des décès chez les femmes en Belgique et constituaient d’ailleurs la première cause de décès chez les femmes en Wallonie et à Bruxelles.
La mutualité appelle notamment à mieux prendre en compte les spécificités des symptômes cardiovasculaires féminins et à renforcer la détection précoce. "Traiter tout le monde de la même manière ne suffit pas lorsque les risques ne sont pas répartis de la même manière", souligne le secrétaire général de Solidaris, Jean-Pascal Labille.
Et les conséquences dépassent la santé puisque chez les 18-65 ans pris en charge pour un problème cardiovasculaire, 27,1% connaissent au moins un jour d’incapacité ou d’invalidité, contre 12,7% chez les autres. Solidaris plaide dès lors pour une prévention "universelle mais proportionnée", tout en renforçant son intensité auprès des groupes les plus vulnérables.
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