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Monday, October 26, 2026

Une vague de cyberattaques s’abat sur les partis politiques français

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En un week-end, trois grands partis politiques français ont été victimes d’une cyberattaque. Un seul pirate revendique les offensives, visant le Parti communiste, La France insoumise et Renaissance, qui ont mené à des fuites de données. Si le PCF confirme l’attaque, LFI et le parti présidentiel démentent toute intrusion dans leurs systèmes.

Le week-end des 24 et 25 octobre, trois partis politiques français ont été la cible d’une vague d’attaques informatiques. Dès le vendredi 23 octobre au soir, c’est le Parti communiste qui s’est retrouvé dans le viseur d’un cybercriminel. Dans un communiqué, le PCF explique avoir été alerté par l’ANSSI et avoir « immédiatement engagé la sécurisation de ses systèmes, de ses outils informatiques et de ses bases de données ».

🔴⚡ Fuite de données présumée chez Renaissance : plus de 4,1 MILLIONS d’enregistrements revendiqués ! Un pirate affirme vendre des adresses, coordonnées GPS, données de porte-à-porte, informations sur les campagnes électorales et identités d’organisateurs du parti. https://t.co/TvHQhT5xCf

— FrenchBreaches (@Frenchbreaches) October 24, 2026

Le lendemain, le samedi 24 octobre, c’est au tour de La France insoumise de se retrouver dans le colimateur d’un hacker. Un pirate, opérant sous le pseudonyme ChimeraZ, a revendiqué la cyberattaque sur un forum criminel. Le même jour, le pirate revendique le vol de 4,1 millions de données chez Renaissance, le parti fondé par Emmanuel Macron, aujourd’hui dirigé par Gabriel Attal.

Derrière les trois attaques, on trouve le même cybercriminel, dont la liste de méfaits ne cesse de s’allonger. Plus tôt ce mois-ci, le truand a déjà revendiqué une cyberattaque contre la région Hauts-de-France, puis contre une armurerie vendéenne. Au moins une vingtaine d’attaques en France ont été perpétrées par ChimeraZ, estime le site spécialisé French Breaches.

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Quelles données ont été volées ?

Au terme des trois attaques, le pirate s’est envolé avec une montagne de données personnelles. Les données de près de 190 000 personnes ont été subtilisées lors de l’intrusion dans les systèmes du PCF, dont des « noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone et adresses e-mail ».

Chez LFI, le pirate revendique plus de 1,2 million d’enregistrements, surtout des données utilisées pour le porte-à-porte. Des adresses, des coordonnées GPS, des numéros et e-mails de militants, liés aux campagnes des municipales de 2026 et de la présidentielle de 2027, auraient été compromis.Pour Renaissance, ChimeraZ évoque 4,1 millions d’enregistrements, dont 373 906 adresses, des coordonnées GPS, mais aussi les noms, prénoms et « fonctions politiques » de responsables et d’organisateurs.

Le PCF annonce son intention de déposer plainte et assure qu’« à ce stade des investigations, aucune donnée bancaire n’a été compromise ». Le parti appelle ses adhérents à « une vigilance toute particulière face aux courriels, appels ou SMS suspects ».

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« Des informations publiques »

LFI et Renaissance démentent quant à eux les cyberattaques. « Aucune donnée personnelle de membres de la France insoumise n’a été divulguée au-delà de celles déjà disponibles publiquement », affirme le coordinateur national Manuel Bompard. Même son de cloche du côté de Renaissance. Le parti affirme que les « vérifications ne montrent aucune intrusion dans les systèmes ni dans la base de données ».

Les informations volées sont « des informations publiques », disponibles sur l’Insee et sur une plateforme militante, récupérées par des logiciels de scrapping. Quoi qu’il en soit, on peut parler d’une attaque coordonnée à l’encontre des informations relatives aux partis. À l’approche des municipales de 2026, les données détenues par les principales organisations politiques du pays semblent être dans le colimateur des pirates.

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