Après le Koweït et les Émirats, Emmanuel Macron poursuit sa tournée dans le Golfe au Bahreïn et au Qatar

Le président de la République, qui a maintenu son voyage dans la région malgré les violences qui ont secoué la France samedi 17 et dimanche 18 octobre, dit vouloir y « sécuriser les approvisionnements » énergétiques du pays et obtenir « un certain nombre d'engagements » sur les hydrocarbures à un moment de forte tension sur les marchés.
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Scruté par les observateurs internationaux après les violences du week-end dernier en France, Emmanuel Macron a entamé lundi 19 octobre une tournée dans les pays du Golfe. Le chef de l'État, qui a maintenu son voyage malgré la crise, l'a justifié en l'inscrivant dans l'actualité, expliquant notamment que l'envolée des prix à la pompe - qui fait partie des revendications dans les manifestations - trouvait sa « source » au Moyen-Orient.
Avant de se rendre ce mardi au Bahreïn et au Qatar où il restera jusqu'à mercredi, le président français est successivement passé lundi par le Koweït, où il s'est entretenu avec l'émir Mechaal al-Ahmad Al-Sabah dans l'immense palais de Bayan, et les Émirats Arabes Unis.
Au Koweït, les discussions ont notamment porté sur des stocks de kérosène et de diesel prépositionnés à Oman, près du détroit d'Ormuz, et susceptible d'être livrés à des territoires d'outre-mer français comme Mayotte ou La Réunion.
Aux Émirats, après avoir passé en revue la garde nationale dans le hall d’honneur de l’aéroport d’Abu Dhabi en compagnie de son homologue Mohammed ben Zayed, Emmanuel Macron, l’air grave, le visage fermé, est allé s’enfermer au palais présidentiel, rapporte notre envoyée spéciale sur place, Alice Froussart.
Accompagné d'une forte délégation de ministres et de chefs d'entreprises - notamment des dirigeants des deux plus grands groupes énergétiques français, Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, et Catherine McGregor, la directrice générale d'Engie - le président s'est fixer un même objectif lors de sa tournée : « avoir un certain nombre d'engagements » sur les hydrocarbures à un moment de forte tension sur les marchés, a souligné l'Élysée, mais aussi réaffirmer que la France est un partenaire stratégique en matière de défense, de sécurité et de nouvelles technologies, notamment en ce qui concerne l'intelligence artificielle.
Reste que si le président de la République entend « sécuriser les approvisionnements » énergétiques de la France, comme il l'a expliqué lors de son allocution télévisée dans la soirée du dimanche 18 octobre, sa marge de manoeuvre demeure extrêmement limitée, donnant ainsi à sa virée dans la région plutôt l'air d'une tournée d'adieux, à six mois de la présidentielle.
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