Un avocat pénaliste passe 24 heures dans la nouvelle prison d’Anvers pour tester la "détention digne"

De Kade, officiellement inaugurée début septembre, a été construite selon un nouveau concept carcéral. Le complexe offre de la place à 440 détenus répartis en groupes de vie de 22 personnes.
Les différents bâtiments forment une sorte de campus comprenant des rues et des places. Les détenus y bénéficient d’une plus grande liberté de mouvement et peuvent se déplacer de manière autonome à l’aide d’un badge au sein de zones sécurisées. Le modèle doit offrir davantage d’espace pour l’accompagnement, les activités et la réinsertion.
"Je n’y entre pas pour prouver que De Kade est une bonne ou une mauvaise chose", explique Alex Buelens, qui s’est fait enfermer pour une durée de 24 heures. L’avocat affirme ne pas vouloir se prononcer à l’avance sur le concept.
"Peut-être que le week-end confirmera certaines convictions. Peut-être serai-je également surpris sur certains points. Mais c’est précisément ce débat que nous devons mener".
Pour Advocaat.be, ce week-end de test s’inscrit dans un débat plus large sur le milieu carcéral, la détention préventive et la dignité humaine. L’organisation fait également référence à l’article 27 du nouveau Code pénal, qui stipule qu’une peine de prison ne peut être envisagée qu’en dernier recours, lorsque d’autres peines ou mesures ne permettent pas d’atteindre les objectifs de la sanction.
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