"C'est exactement ça !" : Vincent Lindon a pensé à ce grand acteur du cinéma d'action pour Les Misérables

Vincent Lindon s'est inspiré du cinéma d'action pour préparer son rôle de Jean Valjean. Et en particulier à cet acteur dont il est fan ! Il s'agit de...

Vincent Lindon, star de cinéma d'action ? Lorsqu'on voit Les Misérables, on est frappé par les scènes assez physiques que contiennent le film, et en particulier celles impliquant Vincent Lindon. A l'occasion de l'émission Grand Ecran, nous lui avons parlé de ce parallèle entre cinéma d'action américain et français. Car, vous ne le saviez peut être pas, mais Vincent Lindon adore Taken et Equalizer !
Taken est un phénomène génial. Ça parle à toutes les mères et à tous les pères, c'est inratable. On est avec lui à mort. Je me souviens quand il est au téléphone et que l'autre lui fait : « Good luck ». J'adore ça.
Est ce que Les Misérables n'est pas l'Equalizer de Vincent Lindon ? N'y-a-t-il pas un parallèle entre les deux films ? "C'est exactement ça ! C'est mon thriller à moi. Exactement.
Les Misérables est un film qui tient sur une idée qui est sublime, qui se fait très rare et qui se perd aujourd'hui. Ce sont 2 000 pages qui tiennent sur la promesse qu'un homme fait à une femme.
2 000 pages sur une promesse et sur quelqu'un qui va tenir sa parole, c'est quelque chose ! C'est beau de tenir sa parole. Comme disait Albert Camus : « Essayer de tenir sa parole ». Avant, je me souviens de mes parents, de mon père qui me disait : « Une bonne poignée de main, on se regarde dans les yeux et on se promet quelque chose, et on s'y tient ». Aujourd'hui, cette poignée de main, je fais pas de généralités, mais elle a changé. (...) C'est beau de donner sa parole, juste sans avoir à s'expliquer, dire : « Oui oui, tu peux compter sur moi ».
A la question, "Est-ce que Denzel Washington vous a inspiré pour jouer Valjean ?" Vincent Lindon répond du tac au tac : "Inconsciemment, sûrement. Tous ces films où des hommes et des femmes se battent pour défendre des gens qu'ils aiment ou qu'ils rencontrent, se battent contre l'injustice, évidemment. Mais je me le suis pas dit sur le tournage."
Et d'ajouter : "Vous savez, ça c'est un truc que je me dis très souvent, qui est commun à nous tous ici, à toute l'équipe, à vous, à moi : on ne connaît pas nos secrets, donc je ne sais pas mon inconscient. Je ne sais pas ce que j'ai pris, quand je l'ai pris, où je l'ai pris, pourquoi je l'ai pris. Mais indéniablement, je peux pas avoir vu autant ces films-là et ne pas m'en servir à un moment, sans m'en rendre compte, c'est impossible."
L'occasion de lui demander également comment il s'est plus concrètement mis dans la peau de Valjean ?
"Très honnêtement, la première chose à laquelle j'ai pensé immédiatement, c'est : ne comptez pas sur moi pour tourner avec des postiches, du tulle, avoir chaud dans les bagarres, sur les barricades, et sans arrêt appeler la maquilleuse...
Donc j'ai décidé de me laisser pousser les pattes. Mais ça a été plus loin que ça en fait. Parce que d'abord il y a la pousse, donc il y a deux-trois stades qui sont moyens, on est pas au max de son charme ! Mais par contre, quand le soir vous enlevez votre costume et que je remets mon costume de ville, je pars avec un bout de Valjean.
Les secrets de la préparation de Vincent Lindon pour devenir Jean Valjean
On se rend pas compte, on va au restaurant, moi j'oublie, à un moment je dis « j'arrive tout de suite, je vais me laver les mains », et on va dans les toilettes du restaurant, et tout d'un coup on fait : « Oh là là là là, j'avais oublié ! » On a des trucs jusque-là. C'était la première chose que j'ai faite pour rentrer dans le rôle. La deuxième, c'est que j'ai pris un peu de poids, parce que le personnage a du poids, et en psychanalyse lacanienne, avoir du poids c'est aussi avoir du poids.
Après, j'ai décidé de me mettre au soleil pour ne pas être pâle, parce qu'à cette époque-là les gens étaient tout le temps dehors. Ce sont les trois premières choses sur lesquelles je me suis accroché."
Et d'ajouter : Ensuite, j'ai décidé de faire un Valjean très organique et très corporel. De ne penser qu'à comment je marche, comment je parle, où je mets ma voix et comment je prends les objets. Quand on a fait 19 ans de bagne et qu'on sort, on se protège, on se couvre. Donc il a une chemise, il a un gilet, il a une redingote, et un cache-poussière. Ça aussi ça donne un côté western. Et même quand il faisait très très chaud, il faisait très chaud pendant les barricades, c'était éprouvant d'avoir tout ça."
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