Cyberattaques : comment les banques protègent-elles votre argent ?

La plateforme Binance a confirmé une cyberattaque massive estimée à 6,3 milliards de dollars. La moitié de ces fonds visés ont été gelés par des partenaires de la plateforme pour limiter le vol. Des experts suspectent que des acteurs nord-coréens soient derrière le coup.
L’argent des banques en ligne est-il en danger ?
Selon Vincent Defrenne, cofondateur de la société NVISO, cabinet de conseil en cybersécurité il y a une différence de taille : "Les cryptomonnaies sont a priori plus mobiles et peut-être un peu moins contrôlées que des devises qui viennent d’une banque classique".
Binance, victime de l’attaque, est bien une plateforme d’échange et non une banque. Le cadre réglementaire est donc différent.
"Les banques sont soumises à une réglementation stricte en matière de cybersécurité et de continuité des activités. Elles doivent notamment tester régulièrement leur résistance aux cyberattaques et disposer de plans de continuité et de systèmes de secours. L’objectif est de pouvoir réagir rapidement en cas d’incident majeur, de limiter les perturbations et de maintenir les services essentiels comme les paiements et les services bancaires en ligne" explique Charline Gorez, porte-parole de Febelfin, la fédération d’institutions financières belge.
La cybersécurité constitue une priorité absolue pour le secteur bancaire, qui investit en permanence dans la protection de ses systèmes et des données de ses clients
"Les banques en ligne sont soumises aux mêmes exigences strictes de sécurité et aux mêmes contrôles que les banques traditionnelles" rappelle Charline Gorez.
L’achat de cryptomonnaies via une banque
Depuis février 2026, les clients de la banque KBC peuvent investir dans les cryptomonnaies au travers de Bolero, une plateforme d’investissement.
"Ce qui a été très important pour nous, c’est que les actifs de nos clients, les cryptoactifs, soient conservés chez nous, dans nos systèmes et que ceux-ci répondent à des normes de sécurité hyper élevées" explique Céline Pfister, directrice générale de Bolero.
Deuxième précaution, Bolero est connecté à 80 plateformes comme Binance, "si bien que si l’une de ces plateformes fait défaut, on peut s’approvisionner auprès des 79 autres" précise la directrice générale.
Comme toute institution, le groupe bancaire n’est pas à l’abri d’une cyberattaque. Le personnel est donc sensibilisé à la cybersécurité : "Le facteur humain est effectivement la première faille qui permet aux hackers de prendre le contrôle des cryptoactifs. Chez KBC, il y a 14.000 employés en Belgique. On a des campagnes de sensibilisation avec des e-mails qui ont l’air fiables, mais qui sont en fait frauduleux. Ce sont des campagnes de tests. Si les employés cliquent sur le lien […] on va pouvoir leur donner des formations supplémentaires."
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