France: Radia Tahar Aouidate, «revenante» de Syrie, condamnée à 8 ans de prison

Radia Tahar Aouidate, dite Selma, « revenante » d'une famille de plus de 20 personnes partie faire le jihad en Syrie en 2014, a été condamnée vendredi à huit ans de prison par la cour d'assises de Paris pour association de malfaiteurs terroriste. L'avocat général avait requis neuf ans de prison.
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À l'énoncé de la peine, la jeune femme de 33 ans, qui a déjà effectué cinq ans et demi de détention, n'a pas manifesté d'émotion, hochant la tête en signe de compréhension lorsque le président a énoncé les motivations de la cour.
Celle-ci a relevé l'« extrême gravité des faits » reprochés à Radia Selma Tahar Aouidate, partie en 2014 et pendant sept ans dans la Syrie de l'État islamique (EI), organisation jihadiste à laquelle elle a « adhéré ». « C'est en toute connaissance de cause que vous êtes partie », a dit le président, en rappelant les « milliers de victimes dans le monde et sur le théâtre irako-syrien qui ont souffert de cette organisation à laquelle vous avez choisi d'adhérer ».
Toutefois, la cour « ne vous considère pas comme une jusqu'au-boutiste de l'EI », et elle « a pris en compte le contexte » familial ayant « clairement favorisé votre endoctrinement, votre radicalisation, et même votre départ », a déclaré le président.
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Une peine qui « correspond à la gravité des faits reprochés », dit le président
La famille Tahar Aouidate incarne le « jihadisme familial » : entre mai et septembre 2014, plus de 20 membres de ce clan de Roubaix sont partis faire le jihad en Syrie, sous l'influence du frère tyrannique et radicalisé, Fodil, qui purge aujourd'hui une peine à perpétuité en Irak.
La cour « a pris en compte votre comportement et les efforts que vous avez déployés depuis que vous êtes en détention », a par ailleurs déclaré le président, estimant que Selma Tahar Aouidate avait pris « les bonnes décisions et le bon chemin ».
« La peine peut vous sembler sévère, mais elle correspond à la gravité des faits reprochés », a-t-il encore dit, tout en soulignant que la jeune femme pouvait « penser assez rapidement à une sortie de détention ». « Vous avez toute votre place dans notre société dans un avenir relativement proche », a-t-il conclu.
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