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Friday, October 16, 2026

Le déclin des capacités européennes de raffinage aggrave la crise des carburants

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L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avertit : les prix du diesel en Europe pourraient augmenter jusqu'en 2027. La crise des carburants met en lumière une vulnérabilité croissante de l’Union européenne : ses capacités de raffinage sont en déclin depuis une quinzaine d’années.  

L'Europe paie aujourd'hui le prix fort de ses choix industriels. Si elle peut importer du pétrole brut, elle peine à le raffiner par la suite. En cause : un désinvestissement du secteur face à la concurrence des pays du Golfe mais aussi de la Chine et de l’Inde. Selon l’association professionnelle FuelsEurope, pas moins de 35 raffineries ont fermé leurs portes en Europe depuis 2009.

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Une situation particulièrement alarmante pour le diesel

Le vieux continent est donc de plus en plus dépendant des importations de produits raffinés. Et le cas des importations de diesel préoccupe particulièrement les autorités européennes. Car si l’Europe consomme moins de diesel pour son parc automobile, il demeure le carburant de référence pour le transport routier de marchandises, l’agriculture ou encore l’industrie. Or, historiquement, les raffineries européennes produisent plus d’essence que de diesel. Selon le Comité professionnel du pétrole, la France, par exemple, raffine environ 90 % de sa consommation d’essence, mais seulement 50 % de ses besoins en gazole, dont le fioul domestique. Ce dernier est donc encore plus soumis aux fluctuations des marchés mondiaux.

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L'Europe plus vulnérable aux chocs géopolitiques

L'Europe vient de connaitre deux chocs énergétiques majeurs pour la sécurité de ses approvisionnements : la guerre menée par la Russie en Ukraine, débutée en 2022, et la guerre israélo-américaine contre l’Iran. Un conflit qui a entraîné de lourdes perturbations dans le détroit d’Ormuz. Selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 19 % du commerce maritime mondial de produits raffinés passent par le détroit et les activités de raffinage situées dans le Golfe ont été fortement impactées. Une situation qui ne s’est pas arrangée avec l’annonce, début octobre, de la suspension par la Chine de ses exportations de carburants.

La restriction de l’offre de carburants raffinés alors que la demande reste élevée participe à la flambée des prix. Autre conséquence : les raffineurs, plus que jamais courtisés, augmentent leurs marges. Au premier semestre 2026, TotalEnergies a multiplié par quatre son résultat opérationnel dans son activité de raffinage.

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