Pensionnats autochtones | Des centaines de personnes marchent en l’honneur des survivants et disparus

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE
Des centaines de personnes ont participé à la marche annuelle.
Des centaines de personnes marchent pour la Journée de la vérité et de la réconciliation mercredi après-midi, à Montréal, sur fond de campagne électorale.
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La marche, ponctuée de discours et de tambours, a rassemblé enfants, parents, étudiants et aînés.
« Je marche pour commémorer la mémoire d’une partie de ma famille et pour me reconnecter à ma culture aussi », dit Catherine Pelletier. Son père était micmac et aujourd’hui elle se désole de ne pas parler sa langue.
À la mi-marche, devant l’école secondaire Westmount, les élèves attendaient le cortège de chandails orange, massés sur le trottoir.
Aucun enfant ne devrait subir ce qu’il s’est passé dans ces écoles, dans ce pays que nous appelons le Canada. Brisons le cycle. Cette génération doit faire mieux !
« No pride in genocide ! », fait-elle répéter à la foule.
Les enjeux autochtones oubliés de la campagne
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Des enfants jouent devant une pancarte « Bring our Children Home » (Ramenez nos enfants à la maison) avant la marche.
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L’artiste Kevin Deer s’adresse à la foule avant la marche.
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L’ex-grande cheffe de Kahnawake Kahsennenhawe Sky Deer parle à la foule.
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Difficile d’ignorer la campagne électorale pour plusieurs participants, qui reprochent aux chefs des partis politiques d’avoir éclipsé les enjeux autochtones de la campagne.
« C’est une honte à quel point les chefs parlent peu de ça », considère Ellie Poirier, étudiante au Collège Dawson. À ses côtés, ses collègues Gigi Brown et Maya Chacon-Jacobs approuvent.
La co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a participé à la marche entourée de plusieurs de ses candidats. Alexandre Boulerice, Roxane Milot, Gisèle Pouhe Njall et la députée sortante Manon Massé étaient à ses côtés. L’ancien chef de Projet Montréal, Luc Rabouin, était aussi de la partie.
Questionnée sur l’absence des autres partis, Ruba Ghazal demeure prudente. « Moi je suis présente, c’est ce qui compte », dit-elle.
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