Le Real battu par l'Atlético dans le derby madrilène, sur fond de polémique à propos de Ceuta

Réduit à dix en début de deuxième mi-temps, le Real Madrid de José Mourinho n'a pas tenu le choc dimanche sur la pelouse de son voisin, l'Atlético (2-1), dans un derby électrique et politique, et laisse le Barça s'envoler en tête de la Liga avec six points d'avance.
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Dès le mois d'août, José Mourinho, l'entraîneur portugais du Real Madrid, de retour sur le banc madrilène treize ans après son premier mandat, avait prévenu : les moments difficiles arriveront, forcément, tôt ou tard. Il ne s'attendait peut-être pas à vivre sa première crise si tôt, dès la septième journée, sur la pelouse de son voisin, après une deuxième défaite en championnat qui offre au FC Barcelone, double champion d'Espagne en titre, six longueurs d'avance en tête de la Liga.
Un peu plus d'un an après son prédécesseur et ancien milieu de terrain Xabi Alonso (défaite 5-2), le « Special One » a assisté, impuissant, les mains sur les hanches, à un nouveau naufrage de l'armada de stars madrilènes, dominée à onze contre onze, puis à dix, après l'expulsion logique du défenseur espagnol Dean Huijsen pour une faute dans la surface sur l'Argentin Giuliano Simeone (50e).
Vinicius n'y arrive toujours pas
Menés quelques secondes plus tard après le penalty transformé par le champion du monde Alejandro Grimaldo (53e, 1-0), les Merengues ont plié une deuxième fois à l'heure de jeu sur un centre de Simeone, encore lui, repris du pied gauche par l'ancien Lillois Jonathan David (59e, 2-0). Doublés au classement par leurs rivaux, ils auraient même pu subir une vraie humiliation, sans une nouvelle parade décisive de leur gardien Thibaut Courtois (66e), et la réduction du score du défenseur allemand Antonio Rüdiger d'un coup de tête rageur (89e, 2-1).
Vinicius a été remplacé à la 54e minute par l'Ivoirien Yan Diomandé, après une nouvelle prestation catastrophique. Et Mbappé a bien essayé, jusqu'au bout, de ramener les siens dans la partie en faisant la différence balle au pied, mais il a été systématiquement repris ou stoppé par un défenseur rojiblanco, parfois irrégulièrement, ou à la limite de la faute. Le capitaine des Bleus, en campagne pour le Ballon d'Or 2026, a cependant été bien trop seul pour faire le poids face aux Colchoneros, toujours invaincus chez eux face à leurs voisins depuis 2022 et qui ont terminé la rencontre en dansant, au pied du Fondo Sur, comme l'an dernier.
La polémique Ceuta a refait surface
Dans la lignée d'une semaine agitée, marquée par une polémique autour d'un t-shirt de soutien à l'enclave espagnole de Ceuta qu'ont refusé de porter entièrement Mbappé, Vinicius et Ibrahima Konaté, la politique avait d'abord pris le dessus sur le sportif au Metropolitano, où l'on a entendu beaucoup de sifflets, vu des duels âpres, mais peu de football.
Positionnés à droite, les supporters rojiblancos du « Fondo Sur », habitués à siffler les deux stars madrilènes en temps normal, l'ont cette fois fait avec une revendication, affichée par une banderole à la 14e minute de jeu: « Ceuta est Espagnole, elle ne cédera pas et ne se cachera pas ».
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