France: polémiques, tensions internes... un week-end compliqué pour le président du RN Jordan Bardella

La rentrée politique du Rassemblement national, grand favori de la prochaine présidentielle, est parasité par les polémiques. Outre les tensions internes évoquées par la presse et des propos d’un proche de Marine Le Pen sur l’avenir de l’aide à l’Ukraine, le dernier voyage au Royaume-Uni de Jordan Bardella fait particulièrement parler. Le président du Rassemblement national a d'ailleurs été attaqué par l’ensemble de l’échiquier politique.
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Cela ressemblait fort à une opération déminage de Jordan Bardella samedi 5 septembre à la télévision française. « Le protocole ne prévoit pas que nous laissions traverser des migrants et que ces migrants soient repoussés sur les côtes françaises », a assuré Jordan Bardella qui, la veille, aux côtés de Nigel Farage, signait un « mémorandum » prévoyant qu’en cas d’accession au pouvoir des deux hommes, la France reprenne les migrants illégaux interceptés dans les eaux britanniques.
« Ce n'est pas la France qui parlait »
Pendant qu’outre-Manche Nigel Farage célébrait le protocole d’accord, les candidats déclarés à l’Élysée le dénonçaient. À gauche, Jean-Luc Mélenchon accuse Jordan Bardella de vouloir faire de la France « les gardes-barrière des Anglais » et l’attaque en meeting. « Non, ce n'est pas la France qui parlait, c'est seulement un fasciste sans réputation », a tonné le leader insoumis lors de son discours à la braderie de Lille.
Cela donne des munitions également dans le bloc central pour Gabriel Attal qui estime ainsi : « On atteint des degrés d'impréparation et de soumission qui ne sont quasiment jamais vus dans l'histoire du Rassemblement national récent. »
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Coups portés à droite
Et Édouard Philippe qui accuse le RN d'hypocrisie quand les concurrents à droite et à l'extrême droite sur le créneau de l'immigration, se montrent aussi très virulents. « L'objectif, ce serait de transformer la France en un vaste centre de retour pour tous les immigrés illégaux. Tant d'amateurisme, ça fait peur », résume Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains.
Éric Zemmour, très probable candidat de Reconquête, accuse quant à lui Jordan Bardella de sacrifier l’intégrité des frontières et du peuple français. Et pendant que la foudre s’abattait sur le président du RN, on notera le silence de Marine Le Pen, dont on ne retrouve aucune trace d’un soutien à celui censé former un duo avec elle.
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