"C'était nul !" 22 ans après, Eric Judor détruit ces deux comédies à succès tournées avec Ramzy Bedia

Eric Judor n'a pas sa langue dans sa poche, surtout quand il s'agit de ses propres performances. 22 ans après, le cinéaste et comédien fait un constat sans appel sur 2 films qui ont rencontré le succès, mais qui sont, selon lui, "nuls".

En ce moment à l'affiche du Roi du game, son nouveau film en tant que réalisateur et acteur principal, Eric Judor fait la tournée des médias pour le promouvoir. Invité de l'émission En Aparté sur Canal+, la star comique en a profité pour faire un bilan cinglant de certaines de ses comédies à succès.
Dans le paysage cinématographique français, il est rare de voir des artistes détruire leurs propres oeuvres avec autant de ferveur et d'honnêteté. C'est pourtant l'exercice auquel se prête régulièrement Eric Judor quand on l'interroge sur le milieu de sa carrière avec Ramzy Bedia.
Une analyse cinglante
22 ans après la sortie successive de Double Zéro et des Dalton, le réalisateur de Platane pose un diagnostic sans appel : ces films étaient tout simplement mauvais. "Il fallait qu'on se lave des aventures commerciales qu'on avait faites auparavant", a d'abord indiqué Eric Judor.
"C'était moche ce qu'on proposait. Double Zéro, c'est nul, Les Dalton, c'est nul. Ca fait 2 millions d'entrées chaque film, donc ça fait beaucoup de monde qui voit des trucs nuls. On pense à ce moment-là qu'on a quelque chose à l'intérieur à raconter", a-t-il poursuivi.
C'était moche ce qu'on proposait. Double zéro, c'est nul, Les Dalton, c'est nul. Ca fait 2 millions d'entrées chaque film, donc ça fait beaucoup de monde qui voit des trucs nuls.
"On vaut mieux que ça en fait. Donc, on se dit : quitte à perdre les gens, autant y aller à fond et aller dans un truc qu'on adore, pour essayer de se recadrer, reprendre notre carrière en main."
"On n'a jamais eu de plan de carrière, vous le voyez un peu à la carrière qu'on a, mais là, pour le coup, on s'est auto-tiré les oreilles et on a dit : retournons vers ce qui nous fait rire plutôt que faire des trucs commerciaux qui font beaucoup de bruit et qui sont de la merde", a conclu Eric Judor, avec lucidité et franchise.
"Ça fait beaucoup de monde qui voit des trucs nuls" : Éric Judor très cash sur ses films pourtant à plusieurs millions d'entrées comme Les Dalton ou Double Zéro. #EnAparté https://t.co/axQta4GoBY
— CANAL+ (@canalplus) October 22, 2026
Le succès qui monte à la tête
En effet, pour Eric Judor, tout a basculé après l'immense succès de La Tour Montparnasse infernale en 2001. Soudainement devenus les chouchous des producteurs, les deux compères se sont vus proposer des projets aux budgets pharaoniques.
À l'époque, ils devaient initialement tourner un film intitulé Moyen Man sous la direction de Michel Hazanavicius, un projet très absurde qui leur correspondait parfaitement. Mais suite à un désistement de production, le duo s'est "précipité" sur les propositions confortables de Thomas Langmann et des grands studios.
"Bref, on est rentrés dans un truc confortable : on faisait des films, on était bien payés, on voyageait, on était contents", analysait déjà Eric Judor avec une franchise désarmante au micro de Trois Couleurs en 2021.
En acceptant Double Zéro puis Les Dalton, le duo a, de son propre aveu, "complètement zappé ses aspirations de départ" au profit d'une formule standardisée et sans âme. Aujourd'hui, les trublions ont mûri et ils en ont fini avec ça.
Vous pouvez retrouver Eric Judor en ce moment au cinéma dans Le Roi du game. Le comédien incarne Alexandre, prêt à tout pour renouer avec sa fille. Quitte à infiltrer une équipe de bras cassés dans un univers de jeu médiéval-fantastique. Cette quête improbable pourrait bien le ramener à ses propres rêves oubliés...
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.