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Sunday, November 1, 2026

Six élections partielles fédérales prévues le 7 décembre

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Six élections partielles fédérales, dont trois au Québec, auront lieu le lundi 7 décembre, a confirmé dimanche le premier ministre Mark Carney. Il s’agit de la troisième vague de partielles au Canada depuis avril.

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Les électeurs de Laurier–Sainte-Marie, à Montréal, devront choisir le successeur de l’ex-ministre libéral Steven Guilbeault. Le Parti libéral du Canada (PLC) a confirmé dimanche matin que l’ex-PDG du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, porterait ses couleurs, comme le rapportait La Presse samedi. Il fera la lutte à la candidate bloquiste Zumretay Arkin, ex-vice-présidente du Congrès mondial ouïghour, et à la candidate néo-démocrate, l’épidémiologiste Nimâ Machouf.

  • Le candidat libéral Guy Cormier

    PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

    Le candidat libéral Guy Cormier

  • La candidate bloquiste Zumretay Arkin

    PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE

    La candidate bloquiste Zumretay Arkin

  • La candidate néodémocrate Nimâ Machouf

    PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

    La candidate néodémocrate Nimâ Machouf

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Dans Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal, il faut trouver un remplaçant au néodémocrate Alexandre Boulerice, devenu député provincial de Québec solidaire le 5 octobre dernier. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a choisi le militant pour les droits des chômeurs, Pierre Céré, comme candidat, alors que le Bloc québécois mise sur Alexandre Curzi, le directeur général de l’Union des artistes. Le leader communautaire Jean-Sébastien Vallée brigue le siège pour les libéraux.

  • Le candidat néodémocrate Pierre Céré

    PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

    Le candidat néodémocrate Pierre Céré

  • Le candidat bloquiste Alexandre Curzi

    PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE

    Le candidat bloquiste Alexandre Curzi

  • Le candidat libéral Jean-Sébastien Vallée

    PHOTO FOURNIE PAR LE PLC

    Le candidat libéral Jean-Sébastien Vallée

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Dans Saint-Hyacinthe–Bagot–Acton, le bloquiste Simon-Pierre Savard-Tremblay a également quitté la scène fédérale et est devenu le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit du Parti québécois. L’ex-directrice générale de la Fédération internationale du lait et diplomate, Caroline Emond, tentera de conserver le siège du Bloc. L’ancienne députée caquiste Chantal Soucy espère remporter le comté sous la bannière libérale. Le Parti conservateur du Canada (PCC) a quant à lui recruté un ex-joueur des Alouettes de Montréal, Luc Brodeur-Jourdain.

  • La candidate bloquiste Caroline Emond

    PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE

    La candidate bloquiste Caroline Emond

  • La candidate libérale Chantal Soucy

    PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

    La candidate libérale Chantal Soucy

  • Le candidat conservateur Luc Brodeur-Jourdain

    PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

    Le candidat conservateur Luc Brodeur-Jourdain

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Le Bloc fait valoir « la différence québécoise »

Les trois candidats du Bloc québécois ne parleront « que de la différence québécoise », a insisté le chef indépendantiste Yves-François Blanchet, en point de presse dimanche matin dans Rosemont–La Petite-Patrie.

Le Bloc a envoyé devant les journalistes une salve de critiques au gouvernement libéral, notamment en matière d’environnement, de protection de la culture, d’itinérance, d’appauvrissement des aînés et d’enjeux internationaux. « C’est l’arrogance de ce gouvernement affairiste qui accélère la construction de pipelines, qui joue avec l’avenir de nos enfants au nom du grand capital », a notamment pesté son candidat local, Alexandre Curzi.

PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, était entouré des trois candidats de sa formation pour les élections partielles du 7 décembre.

M. Blanchet lui-même promet d’être « extrêmement présent » au cours des cinq prochaines semaines. Il ne s’inquiète pas de la potentielle fatigue électorale, même si les élections provinciales viennent de se terminer, jugeant que sa formation et ses enjeux soulevés peuvent « susciter l’intérêt » des électeurs.

Ailleurs au Canada, des votes seront aussi organisés dans les circonscriptions de Brantford–Brant-Sud et Scarborough-Nord, en Ontario, et dans Yorkton–Melville, en Saskatchewan. Deux de ces sièges appartiennent présentement au chef conservateur Pierre Poilievre, et l’autre au gouvernement.

Le Parti libéral détient actuellement 173 sièges à la Chambre des communes, le Parti conservateur 137, le Bloc québécois 21, le Nouveau Parti démocratique 5, et le Parti vert 1. Un parti doit compter au moins 172 élus sur 343 à la Chambre des communes pour obtenir la majorité.

Jusqu’à maintenant, chacune des six élections partielles tenues au pays sous Mark Carney ont été remportées par le Parti libéral du Canada, incluant Terrebonne et Chicoutimi-Le Fjord au Québec. Les six nouveaux scrutins annoncés le 7 décembre portent le total des partielles organisées en 2026 à douze, toutes entre avril et décembre.

Avec Isabelle Gonthier et Joël-Denis Bellavance, La Presse

Deux mots seulement, critique Blanchet

« En deux jours de bling-bling […] et de controverses diplomatiques de droit de parole, on aboutit avec deux mots : membre associé. » Lorsque questionné sur le sommet Canada-UE tenu à Montréal, Yves-François Blanchet demeure sur sa faim. Il critique également que « la seule affaire qui sort », c’est-à-dire une entente visée pour que le Canada se joigne au réseau d’échanges universitaires Erasmus, soit en fait de compétence québécoise. « Il n’y a pas de ministère de l’Éducation à Ottawa », a-t-il rappelé, dimanche matin. Le chef bloquiste pense que le premier ministre Carney est « réfractaire » à la doctrine Gérin-Lajoie, qui accorde en principe au Québec le pouvoir de négocier des traités internationaux touchant ses compétences.

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