Détruire le Kennedy Center ? Donald Trump y songe vraiment, des photos choc publiées ! (photos)

Des photographies de l’AFP qui montrent Donald Trump en train de regarder un panneau semblant évoquer une démolition du Kennedy Center, haut lieu culturel de Washington que le président américain menace de condamner si son nom n’y est pas accolé, font jeudi le tour des médias.
Les clichés ont été pris mercredi soir par le photographe de l’AFP Brendan Smialowski, qui couvre la Maison Blanche depuis de nombreuses années, au lendemain du vote par le conseil d’administration de l’institution culturelle de sa fermeture immédiate.
Le journaliste se trouvait à l’extérieur de l’avion présidentiel Air Force One, qui venait d’atterrir sur une base militaire du Maryland, dans l’est des Etats-Unis, après un meeting de campagne de Donald Trump en Caroline du Nord.
« Le président prenait plus de temps que d’habitude » pour sortir de l’appareil, raconte Brendan Smialowski. « Je surveillais simplement les alentours, en gardant un oeil sur l’escalier. Je surveille notamment les hublots, car on peut y voir les gens bouger, ça permet d’être prévenu un peu à l’avance quand on sait que le président ou quelqu’un d’autre va descendre », poursuit-il.
Il remarque alors que Donald Trump « est assis à un siège qui ne me paraissait pas logique ». Et prend une série de clichés qui sont depuis repris par la presse américaine et commencent à faire le tour des réseaux sociaux.




Tractopelle
On y voit Donald Trump à travers les hublots de l’appareil. Casquette rouge vissée sur la tête, le milliardaire républicain regarde un panneau sur lequel on peut lire « Kennedy Center demolis… ».
Le dernier mot, qui pourrait être une variante du verbe « demolish » (démolir), n’est visible qu’en partie. On aperçoit aussi ce qui ressemble à un tractopelle.
« On ne pouvait voir qu’un seul mot en même temps », raconte le photographe de l’AFP, heureux d’avoir fait cette « photo intéressante. »
La reprise en main du Kennedy Center par le milliardaire républicain, avec la volonté de « le remettre dans le droit chemin » et la promesse d’une programmation « pas woke », est un feuilleton politique, l’ancien magnat de l’immobilier insistant pour faire inscrire son nom sur l’édifice, même si la justice lui a pour l’instant donné tort.
« C’est le bazar », disait-il devant la presse mercredi. « Je suis capable de régler » les problèmes du centre culturel, mais « l’administration Trump devrait être reconnue pour cela, si cela n’est pas fait, il va fermer. Il va finir par être rasé. »
Fermeture « temporaire »
« C’est dans un très mauvais état, on voit de l’acier qui tombe, du plâtre qui tombe du plafond », a ajouté Donald Trump. « Ca a été très mal entretenu depuis 25 ans. »
Dans les derniers documents versés au dossier judiciaire jeudi, les représentants de l’administration Trump expliquent que la fermeture actuelle du Kennedy Center est « temporaire », en raison de « risques en matière de sécurité », et indépendante de la décision votée par son conseil d’administration mardi. Un mail interne précise que « la nécessité de la prolonger sera réévaluée chaque semaine ».
Après le vote du conseil – où Donald Trump a placé des fidèles – les plaignants ont eux demandé à la justice de tenir une nouvelle audience en urgence, contestant une « fermeture illégale ». Ils ont déposé jeudi à l’appui de leur requête les photographies de l’AFP.
Dans sa première décision fin mai, le juge, en plus d’ordonner le retrait du nom de Donald Trump de la façade, avait suspendu à titre provisoire une fermeture pour deux ans, considérant que le conseil d’administration avait manqué à son « devoir de prudence » en ne tenant pas compte des retombées négatives qu’elle générerait.
Il avait néanmoins autorisé la poursuite des travaux de réparation prévus, dont « le besoin apparaît criant », et précisé qu’il ne s’opposerait pas à une nouvelle décision de fermeture si elle était prise au terme d’une évaluation plus approfondie.
Cette institution accueillait avant sa fermeture du théâtre, de l’opéra, des comédies musicales et des concerts de musique classique.
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