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Saturday, September 19, 2026

Mélanie Joly veut se faire connaître du prochain candidat démocrate

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La ministre fédérale Mélanie Joly est investie d’une mission : serrer la pince du prochain politicien américain qui se mesurera au remplaçant de Donald Trump lors des élections présidentielles de 2028.

« Au niveau du Parti démocrate, [l’objectif de faire tomber les droits de douane américains] est exactement la raison pour laquelle je rencontre autant de gouverneurs et de candidats potentiels à la présidence », a indiqué la politicienne québécoise lorsque croisée par Le Devoir à Ottawa, samedi.

La ministre de l’Industrie revient tout juste de Chicago, où elle a rencontré le gouverneur de l’Illinois J. B. Pritzker. Elle a aussi serré la pince à d’autres politiciens démocrates influents, comme Josh Shapiro, le gouverneur de la Pennsylvanie, ou encore Pete Buttigieg, ex-candidat aux primaires démocrates qui a aussi été secrétaire aux Transports sous Joe Biden.

« J’aurai l’occasion d’en rencontrer d’autres alors que je m’en vais à New York la semaine prochaine. Donc c’est ça, l’objectif », a poursuivi Mélanie Joly.

La ministre participait à une grande réunion de tous les députés libéraux à Ottawa, samedi, en vue de préparer la rentrée parlementaire de lundi, la première lors de laquelle le gouvernement est majoritaire depuis 2019. Son chef, le premier ministre Mark Carney, y est entré sans répondre aux questions des journalistes.

Espoirs démocrates

Le gouvernement Carney doit composer depuis près de deux ans avec l’élection d’un président américain qui a redoublé d’hostilité envers le Canada, allant jusqu’à évoquer périodiquement le projet de faire du pays un « 51e État ». Donald Trump a relancé le conflit commercial cet été, avec pour principal fait saillant le spectaculaire échec des négociations en août.

Peu après cet événement, le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, un autre nom qui figure sur la courte liste des candidats démocrates possibles à la présidence, a affirmé que son parti n’allait probablement pas éliminer totalement les droits de douane de Trump.

« Le gouvernement Biden n’a pas vraiment reculé sur la politique tarifaire du gouvernement Trump en arrivant au pouvoir », a-t-il rappelé dans le cadre d’une entrevue avec la journaliste de CBC Rosemary Barton. Gavin Newsom a toutefois avancé qu’un gouvernement démocrate aurait une approche moins « mur à mur » et plus ciblée que l’actuelle politique commerciale de M. Trump.

La semaine dernière entrait en vigueur de nouveaux droits de douane de Washington, censés être la réplique de la réplique canadienne. Le 15 septembre disparaissaient aussi certains articles de la liste des biens surtaxés par Washington, comme le ciment, le sel pour les routes ou, encore, certaines catégories de papier de toilette.

Faire tomber les tarifs

Le premier ministre canadien, Mark Carney, fait régulièrement valoir que la relation avec les États-Unis est durablement entachée par le présent conflit commercial, et ne reviendra pas à son état originel tel qu’on le connaissait il n’y a pas si longtemps.

La ministre Joly ne l’a pas contredit, mais tente quand même de préparer l’après-Trump.

« On sait que l’Illinois [par exemple] est très intégré au niveau économique avec le Canada. Le principal pays où les produits de l’Illinois sont exportés, c’est le Canada. Donc l’objectif était de pouvoir travailler avec [le gouverneur] pour voir comment on peut s’assurer de faire tomber les tarifs. »

Une délégation canadienne menée par Mark Carney doit se rendre à New York à partir de lundi dans le but de participer à l’Assemblée générale des Nations Unies. Devant ses députés vendredi, le premier ministre s’est dit prêt à reprendre les négociations commerciales avec les États-Unis, mais seulement pour une entente qui « respecte notre souveraineté » et qui « protégera, mais aussi favorisera nos langues officielles et notre culture ».

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