Inde: cinq Iraniens passibles de la peine de mort sont menacés d'expulsion vers Téhéran pour séjour illégal

En Inde, cinq exilés iraniens arrêtés pour séjour illégal risquent d’être expulsés vers Téhéran, notamment une artiste et des militants convertis qui encourent la peine de mort pour apostasie. Le Haut-Commissariat aux réfugiés tente de leur trouver un asile avant que la justice indienne ne tranche.
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Avec notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally
Cinq Iraniens sont détenus en Inde après leur arrestation pour séjour irrégulier, et, pour certains d'entre eux, l’enjeu dépasse largement la question du visa.
Parmi ces individus figure une artiste iranienne – anonymisée pour des raisons de sécurité –, convertie au christianisme. En cas de retour en Iran, elle pourrait être poursuivie pour apostasie, l'abandon de sa religion. Son avocat, cité par le quotidien français Libération sur ce point dans une enquête publiée depuis Delhi, affirme qu’elle encourt la peine de mort.
Des relations étroites entre l'Inde et l'Iran
En Inde, elle est détenue dans un centre pour étrangers en situation irrégulière. La jeune femme y côtoie notamment des ressortissantes africaines arrêtées pour dépassement de visa ou d’autres infractions.
Son dossier est particulier. Elle possède une carte de demandeuse d’asile délivrée par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à New Delhi. Mais l’Inde ne fait pas partie des signataires de la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés : cette carte ne suffit donc pas à empêcher une expulsion.
Le HCR cherche un pays tiers pour accueillir cette jeune femme. Et cette démarche intervient dans un contexte sensible, puisque l’Inde entretient avec l’Iran des relations diplomatiques étroites et anciennes.
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