Choose Outre-Mer: ces Réunionnais qui font le choix du retour au «péï»

Le sommet Choose Outre-Mer, qui s'ouvre jeudi 1er octobre, doit réunir à la Banque de France différents acteurs économiques pour développer les territoires ultramarins. L'événement fait notamment la promotion d'emplois dans ces départements pour attirer les ultramarins partis résider ailleurs à rentrer pour alimenter l'économie de leurs îles d'origine. Un message auquel les Réunionnais sont particulièrement réceptifs.
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Avec notre correspondante à La Réunion, Lola Fourmy
Après le sommet Choose France, le gouvernement lance jeudi 1er octobre Choose Outre-Mer. L'objectif de ce sommet, organisé à la Banque de France à l'initiative de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, est de rassembler les acteurs économiques et les investisseurs afin d’encourager des projets et le développement des territoires ultramarins.
Outre les annonces d'investissements, l'événement prévoit un job dating pour mettre en avant les opportunités d’emploi en Outre-Mer pour inciter notamment les ultramarins, originaires de ces départements, à rentrer pour stimuler l'économie locale. Une tendance de plus en plus visible à la Réunion.
« Retour au péï »
Loïc a grandi à Saint-Paul, dans l'ouest de l'île. Après 12 ans dans l'Hexagone, ce Réunionnais et sa compagne sont rentrés en 2024. « On rentrait à la Réunion pour les fêtes de Noël, mais au fur et à mesure le déchirement s'installait avec la famille. C'était de plus en plus compliqué, reconnaît-il. On a décidé de faire nos affaires et de rentrer à la Réunion. »
À son retour, le développeur informatique pense obtenir facilement un emploi, mais la réalité est plus compliquée. Il finit par trouver un contrat d'un an grâce à un job dating organisé par l’association « Réunionnais de retour au péï ». « Ça m'a permis de me remettre dans l'écosystème local et de retrouver mes marques », insiste-t-il.
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L’association « Réunionnais de retour au péï » aide donc à recréer du réseau, mais aussi à anticiper les difficultés comme le coût de la vie et des loyers ou encore l'adaptation au marché local. Les demandes sont de plus en plus nombreuses, indique Nadia, secrétaire de l’association, revenue sur l'île il y a six ans.
« J'avais beaucoup repoussé », se remémore-t-elle. Elle assure s'être longtemps dit qu'elle ne rentrerait jamais, qu'il n'y avait pas de travail. « On nous a souvent dit : "Il n'y a pas de boulot à la Réunion. Restez là où vous êtes si vous avez fait des études". Mais en fait il y a du travail pour tout le monde et il faut prendre le risque de revenir. »
Malgré les difficultés du marché de l’emploi dans le département, une enquête de l’association montre que 42 % des Réunionnais rentrés trouvent un emploi dans les six mois.
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