Geer : Respect et gratitude à la cérémonie du Relais Sacré

Chaque année, au début du mois de novembre, la flamme du Relais Sacré fait étape à Boëlhe. Une flamme qui vient honorer la mémoire des anciens combattants des deux guerres mondiales. Pour Alex Host, membre de la FNC, section locale de Berloz, c’est un honneur de porter le flambeau : "Ça représente la souffrance de certains et c’est une lumière, la lumière. Qui cherche la lumière ? Tous ceux qui veulent se sortir du noir".
"La paix signifie que nous pouvons vivre ensemble malgré nos différences"
La parole est donnée à la jeunesse de l’école primaire. Avec leurs mots, les enfants expliquent que la bonne entente est possible autour de nous. Vincenzo, élève de l’école communale de Hollogne-sur-Geer, s’est exprimé avec d’autres élèves : "La paix ne veut pas dire que tout le monde pense la même chose. Elle signifie que nous pouvons vivre ensemble malgré nos différences".
Emotions dans les villages
Né en 1928 pour saluer le courage des héros de la Grande Guerre, le Relais Sacré traverse les époques. Les conflits qui se déroulent aux quatre coins du monde résonnent dans les esprits. Nicole Bully, habitante du village de Lens-Saint-Servais, témoigne : "Quand on voit comment ça se passe pour le moment dans le monde, c’est stressant, même pour les enfants et pour les jeunes, c’est impressionnant. Jean Pesser, habitant de Ligney, poursuit : "On ne peut pas s’imaginer comment ils ont souffert. Et c’est pour ça que quand on voit la guerre en Ukraine, etc., ils doivent souffrir de la même façon que les pauvres grands-parents en 1914 et les enfants, mon père et sa sœur en 1940".
Les souvenirs douloureux refont surface
De village en village, la flamme trace sa voie et les souvenirs douloureux refont surface. José Kinon, porte-drapeau et membre de la FNC, section locale de Geer, explique : "Le lieutenant Mazy a participé à la guerre 14-18. Il a été blessé plusieurs fois et chaque fois il est revenu au combat. Et lors d’un bombardement le 1er novembre 18, il est décédé suite de ses blessures. Alors la population ici a été très affectée du décès du lieutenant. Auguste Lambert, porte-drapeau et membre de la FNC, section locale de Geer poursuit avec émotion : "Mon oncle, Auguste Lambert, se trouve sur le monument. Il a été tué à Ooigem en 1940. Je suis né à cette époque-là, donc je porte le nom d’un combattant décédé pendant le conflit".
Continuer à se souvenir
Les hommages s’achèvent au crépuscule avec la flamme du relais sacré. Jeunes et moins jeunes espèrent se revoir l’an prochain et dès ce mercredi pour les commémorations patriotiques du 11 novembre.
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