"Un potiron, c’est une année de travail" : à Ittre, un producteur entre passion et solidarité

Olivier Senterre n’a pas apprécié la plaisanterie. Il y a quelques jours, une personne le contacte pour lui signaler que quelqu’un a emporté des potirons disposés sur un chariot installé à Ittre. Pour le producteur, ce n’est pas anodin. Ce qui commence par un potiron peut vite devenir une habitude.
"On essaye de faire un truc sympa, un truc joli. Enfin voilà, on fait vraiment tout ce qu’on peut pour faire quelque chose de bien. Alors quand on se fait en plus dépouiller, même si c’est pas grand-chose un potiron, mais bon, un, et puis c’est deux, puis c’est trois, et puis tout le monde se sert. Donc moi, mon centre n’a fait qu’un tour", raconte-t-il.
Un, puis deux, puis trois… Et tout le monde se sert
Sur le coup, Olivier Senterre publie un message assez musclé sur les réseaux sociaux. Il reconnaît lui-même le ton agressif de sa publication : "Si j’attrapais celui qui venait me voler un potiron, je lui faisais manger tout le chariot."
Derrière cette réaction, il y a surtout le sentiment de voir son travail dévalorisé. Car produire des courges demande du temps, de l’énergie et des investissements. Et la réalité du métier agricole est parfois loin de l’image sympathique des potirons colorés qui annoncent l’automne.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.