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Tuesday, September 22, 2026

António Guterres appelle à des restrictions sur l’IA et à la paix, à l’Assemblée générale

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Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a profité de son dernier discours devant l'Assemblée générale mardi pour inciter les dirigeants mondiaux à réglementer l'intelligence artificielle, à mettre fin aux guerres, à se concentrer sur le changement climatique et à réformer les institutions de l'ONU qui, selon lui, peinent à faire face à l'accumulation des défis mondiaux.

L'ancien premier ministre portugais, dont le second mandat de cinq ans s'achève le 31 décembre, a réitéré ses appels à une surveillance mondiale des risques liés à l'IA, au moment même où les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU s'apprête à accueillir des leaders du secteur dans le cadre d'une réunion.

M. Guterres est également revenu sur l'impasse politique au sein de l'organisation. Même si près de 130 dirigeants mondiaux se sont rassemblés à New York, certains comme le président chinois Xi Jinping, ainsI que des leaders d'Afrique du Sud, d'Inde et d'Allemagne, brillent par leur absence.

Les délégués ont longuement applaudis lorsque Guterres a défendu une solution à deux États pour les Israéliens et les Palestiniens, exigé que les pollueurs paient pour le changement climatique et réclamé des réformes des institutions internationales – des causes qu'il a défendues tout au long de sa décennie à la tête des Nations Unies.

Ce discours est venu couronner son passage comme secrétaire-général de l'ONU au cours duquel Guterres a cherché à positionner l'organisation comme un médiateur dans les conflits et un forum pour la gouvernance des technologies émergentes.

Une stratégie qui contraste avec la tendance de certaines de grandes puissances a contourné l'institution et le financement réduit de Washington.

Les pays qui mènent cette révolution technologique doivent partager les informations sur les risques de sécurité émergents, coopérer en matière de tests et d'évaluation, et veiller à l'établissement de garanties communes qui nous protègent tous, a déclaré Guterres devant l'assemblée.

Il a appelé les dirigeants réunis à New York à créer les conditions d'un développement responsable de l'IA et à établir les garanties supplémentaires nécessaires pour faire face aux risques, ainsi qu'à travailler à un cadre multilatéral de gestion des risques liés à l'IA, appuyé par une supervision crédible et indépendante.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dimanche que Washington avait proposé un nouveau mécanisme de notification sur la sécurité de l'IA, soumis à l'examen du président américain Donald Trump et du président chinois Xi Jinping lors de leur sommet cette semaine.

Née des discussions sur l'établissement d'un dialogue sino-américain sur l'IA, cette proposition couvrirait les incidents liés à l'IA ayant des répercussions sur la sécurité nationale.

Un fervent défenseur de collaboration mondiale sur l'IA

Guterres milite depuis longtemps pour une gouvernance mondiale de l'IA. En 2023, l'ONU a créé un organe consultatif sur l'IA composé de 39 membres, incluant des dirigeants d'entreprises technologiques, des responsables gouvernementaux et des universitaires venus de pays tels que les États-Unis, la Russie et le Japon.

Le Conseil de sécurité, chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationale, s'est réuni pour la première fois sur les risques de l'intelligence artificielle la même année, en même temps que la Chine a déclaré que cette technologie ne devait pas devenir un cheval incontrôlable et où Washington a mis en garde contre son utilisation pour censurer ou réprimer les populations.

Sur le Moyen-Orient, où le conflit s'est étendu alors que les avancées des Houthis le long de la mer Rouge menacent les routes maritimes et que les tensions persistent dans le détroit d'Ormuz, Guterres a appelé à la désescalade et au dialogue.

Ensemble, envoyons un message clair depuis cette tribune : les combats doivent cesser. L'aide humanitaire doit acheminer son flux. Et les droits et libertés de navigation doivent être pleinement rétablis conformément au droit international, a déclaré Guterres.

Concernant le système onusien, critiqué par M. Trump et d'autres comme étant lourd et inefficace après le retrait de Washington de plusieurs agences de l'ONU et la coupe de ses financements, Guterres a affirmé : nos mécanismes d'action collective sont soumis à une pression croissante et les institutions mondiales continuent de refléter les réalités de pouvoir et les intérêts d'une époque largement révolue.

Guterres a profité de ce discours pour faire ses adieux à la plupart des dirigeants mondiaux avec lesquels il a travaillé au cours des dix dernières années.

Ainsi, le 1er janvier, lorsque je ne serai plus secrétaire général, soyez assurés de ceci : où que je sois, quoi que je fasse, je continuerai à défendre la conviction que la paix est possible, a-t-il déclaré. Je continuerai à défendre les valeurs de la Charte des Nations Unies et je n'abandonnerai jamais, au grand jamais. Merci.

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