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Wednesday, September 23, 2026

Justin le Juste : filmer dans l'eau glacée, allers-retours quotidiens... Un tournage éprouvant pour le premier drame d'Alban Ivanov

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Alban Ivanov est à l'affiche ce mercredi du drame historique "Justin le Juste" que met en scène Eric Barbier. Un changement de registre pour l'humoriste qui a vécu, aux côté de Birane Ba, un tournage éprouvant.

Par Laëtitia Forhan

Après La Promesse de l’aube et Petit Pays, le réalisateur Éric Barbier adapte à l’écran l’unique roman de Jean Pompougnac, paru en 1967, Justin le Juste ou La charrette. Présenté lors du dernier Festival du film francophone d’Angoulême, le long métrage est porté par Alban Ivanov, Birane Ba et Alexandra Lamy.

Le film suit Justin, un paysan naïf enrôlé de force dans l’armée française. En 1915, la guerre est une terre inconnue pour cet homme qui ne rêve que de rester dans sa ferme. Il doit pourtant partir se battre, au nom d’une loi qu’il ignore, contre un ennemi qu’il n’a jamais vu. Sa rencontre avec Basile, un tirailleur sénégalais, va lui ouvrir les yeux sur cette guerre qu’il ne comprend pas. Ensemble, ils se révoltent contre les injustices d’un commandement absurde et font de Justin un héros malgré lui.

Un tournage éprouvant

Alban Ivanov et Birane Ba ont vécu un tournage particulièrement éprouvant. Les deux comédiens ont notamment passé deux jours dans une rivière glacée, avec des costumes trempés qui pesaient plusieurs dizaines de kilos. Éric Barbier revient sur cette séquence dans le dossier de presse.

“Il y a des moments où on s'est beaucoup amusé, d'autres plus éprouvants, comme celui où Justin porte Basile dans l'eau. Alban et Birane ont passé deux jours entiers dans une rivière glacée avec des habits de guerre trempés qui pesaient 50 kilos. Ils étaient épuisés.”

Une séquence qui a cependant permis de renforcer la complicité entre les deux acteurs, qui viennent pourtant de deux univers très différents. Alban Ivanov est issu du stand-up, tandis que Birane Ba est pensionnaire de la Comédie-Française. Comme le précise le réalisateur : “Ce qui a été formidable c'est les liens qui se sont tissés entre Alban et Birane, tous deux issus de formations très différentes : l'un venant du stand-up, l'autre du conservatoire. Aujourd'hui, quand je revois le film, je suis impressionné par ce que fait Alban dans toutes les scènes.”

Alban Ivanov a dû porter Birane Ba

Dans le film, Basile, le personnage incarné par Birane Ba, est blessé et ne peut plus marcher. Alban Ivanov a donc dû porter son partenaire à plusieurs reprises, ce qui a forcément créé des liens, comme le raconte Birane Ba : “Avec Alban, on vient d’écoles très différentes. Dès la première répétition, je me suis dit « ça va être mon frère ».

Il faut voir aussi qu’Alban m’a porté sur son dos pendant plusieurs jours, tant que mon personnage était censé être blessé et incapable de marcher. Il faisait à peine 10°C, physiquement c’était très dur, et en même temps, on savait pourquoi on le faisait. Il y avait quelque chose qui nous dépassait et notre confort était moins important que l’histoire qu’on racontait.

Forcément, cet épisode nous a beaucoup rapprochés et on a souvent rigolé parce qu’on avait besoin de soupapes. Je sais qu’on est liés à vie, Alban et moi, et dès qu’on se regarde, on sait ce qu’on a traversé. Il y a une vraie affection entre nous.”

Des allers-retours quotidiens entre le théâtre et le tournage

Julien Panie-SND-Vertigo

Mais les conditions de tournage n’étaient pas le seul défi pour Birane Ba. Au moment de tourner Justin le Juste, le comédien était également engagé à la Comédie-Française.

Éric Barbier raconte dans le dossier de presse que Birane Ba tenait absolument à participer au film, notamment pour une raison personnelle : “Il m’a dit : “il faut que je fasse ce rôle, c’est important pour moi, c’est l’histoire de ma famille.””

La production a donc trouvé un chauffeur afin de lui permettre de faire les allers-retours entre le théâtre et le tournage. “Il sortait du théâtre à 23h30, roulait trois heures pour arriver sur le décor, se maquillait à 5 heures du matin, tournait toute la journée et à 16h30 il reprenait la voiture pour être sur les planches le soir même”, détaille le réalisateur.

Un rythme particulièrement soutenu pour le comédien, qui a ainsi enchaîné les représentations à la Comédie-Française et les journées de tournage de ce film historique.

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