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Tuesday, September 22, 2026

Migrants expulsés: quand Washington se livre à un «marchandage opaque» avec des États africains

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Pour éloigner toujours plus d’étrangers de son territoire, l’administration Trump a trouvé un nouvel outil : les expulser vers des pays tiers, notamment en Afrique. Pour obtenir leur coopération, Washington négocie, à bas bruit, en s’appuyant sur tout l’arsenal de sa puissance : financements, visas, commerce, aide et soutien diplomatique. Pendant six mois, RFI a enquêté sur ce dispositif au sein d’un consortium de 24 médias internationaux coordonné par Forbidden Stories. Documents internes, chronologies et témoignages permettent de retracer les dessous de ces négociations, qui impliquent aussi des organisations internationales. Pourquoi ces pays acceptent-ils de recevoir des expulsés ? Et qu’obtiennent-ils en échange ? Notre enquête met au jour une diplomatie du donnant-donnant dans laquelle, selon des avocats, des diplomates et des organisations de défense des droits humains, l’accueil des expulsés s’impose comme une « monnaie d’échange ».

17 février 2026. Le journaliste indépendant Nalova Akua pénètre dans un bâtiment sans enseigne de Yaoundé, géré par le ministère des Affaires sociales. À l’intérieur, des personnes récemment expulsées des États-Unis sont hébergées. Il est venu les rencontrer et recueillir leur témoignage pour l’Associated Press. L’une d’elles le supplie de « faire savoir au monde entier » ce qui lui arrive.

Le journaliste n’en aura pas le temps. La police l’arrête avec trois confrères et confisque leur matériel.

À ce moment-là, l’opinion camerounaise ignore encore que son gouvernement a conclu un accord avec Washington pour accueillir des personnes expulsées des États-Unis.

Une source proche du gouvernement camerounais affirme qu’il a été négocié en secret par le président Paul Biya lui-même, en toute confidentialité. Ses clauses, affirme cette source, « n’ont pas été divulguées au gouvernement ».

Selon les documents consultés par notre consortium, l’accord a été finalisé le 16 décembre 2025, par un échange de notes diplomatiques. Ces documents ne disent rien des termes de la négociation ayant conduit à l’accord.

Les autorités camerounaises n’ont, de leur côté, jamais communiqué officiellement sur le sujet.

Capture d'une note diplomatique entre l'administration américaine et les autorités camerounaises, datée de décembre 2025.
Capture d'une note diplomatique entre l'administration américaine et les autorités camerounaises, datée de décembre 2025. © Forbidden Stories

Depuis janvier 2025 et le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ont conclu des accords de ce type avec 35 pays, dont 13 en Afrique. Dans le plus grand secret.

« Il s’agit pour la plupart d’accords opaques que les gouvernements n’ont pas soumis à l’approbation du Parlement. Il n’y a ni visibilité, ni transparence », explique Béatrice Njeri, avocate kényane, et responsable pour l’Afrique du Global Strategic Litigation Council (GSLC).

Souvent, il ne s’agit pas de traités formels. Quelques notes diplomatiques peuvent donc suffire, sans passer par les procédures parlementaires habituelles.

Cette souplesse permet à Washington et à ses partenaires de conclure ces accords hors des radars démocratiques. Et lorsqu’une contrepartie existe, il devient plus difficile d’en retrouver la trace.

Des millions de dollars mis sur la table

Selon nos informations, une équipe d’une quinzaine de personnes est désormais dédiée à ces négociations au sein du Département d’État. Elle est rattachée au Bureau de la remigration, une entité créée en mai 2025 pour piloter les discussions avec les gouvernements étrangers.

Parmi les leviers dont elle dispose, il y a d’abord l’argent. Des millions de dollars ont été mis sur la table. Des documents internes consultés par le Washington Post dans le cadre de cette enquête révèlent que le Bureau de la remigration a prévu de mobiliser au moins 410 millions de dollars pour faire aboutir ces accords d’expulsion, dont 81 millions versés directement aux gouvernements signataires.

En Sierra Leone, le gouvernement l’a reconnu lui-même. Dans une communication publiée le 18 mai 2026, il explique que l’accord repose sur une subvention américaine d’1,5 million de dollars destinée aux coûts « humanitaires et opérationnels ». En échange, Freetown accepte d’accueillir jusqu’à 300 ressortissants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) expulsés des États-Unis par an, dans la limite de 25 par mois.

Selon un rapport de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain publié en février 2026, après dix mois d’enquête sur les expulsions vers des pays tiers, le Rwanda a reçu 7,5 millions de dollars. La Guinée équatoriale autant. L’Eswatini, 5,1 millions.

Les auteurs du rapport, des élus de la minorité démocrates, s’alarment d’ailleurs de l’écart entre certaines sommes versées et le nombre de personnes transférées. Au Rwanda, sept personnes avaient été envoyées à la date de publication, pour 7,5 millions de dollars versés, plus d’un million de dollars par personne.

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« Des paiements secrets en espèces et des concessions discrètes »

Ces élus dénoncent une « diplomatie transactionnelle de l’ombre », faite de « paiements secrets en espèces et de concessions discrètes ». Un système dans lequel les États-Unis « exhortent ou contraignent » (« urge or coerce ») d’autres pays à accepter des migrants qui ne sont pas leurs ressortissants.

Au Ghana, un ministre a raconté publiquement ce qui s’est joué. Le 9 octobre 2025, dans une interview à la chaîne ghanéenne TV3, le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa explique que son gouvernement avait plusieurs demandes à adresser à Washington : la levée des restrictions sur les visas, la prolongation de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), un traité de libre-échange, et le réexamen d’un tarif douanier de 15 %.

Puis les Américains ont formulé leur propre demande, selon le ministre. « Ils nous ont dit : “D’accord, vous avez exposé vos demandes. […] De notre côté, nous sommes aussi confrontés à des problèmes liés à l’immigration… Alors nous voulons que vous nous aidiez à régler ce problème.. »

Le premier groupe de 14 personnes expulsées des États-Unis arrive au Ghana le 6 septembre 2025.

Le 26 septembre, Washington lève les restrictions sur les visas pour les Ghanéens, rétablissant notamment les visas à entrées multiples de cinq ans. Plus de 10 000 Ghanéens sont inscrits dans une université américaine actuellement.

Des migrants expulsés par les États-Unis dans un aéroport au Ghana.
Des migrants expulsés par les États-Unis dans un aéroport au Ghana. © Forbidden Stories

Les autorités américaines ne présentent pas publiquement cette décision comme une contrepartie à l’accord migratoire. Le Département d’État, sollicité par notre consortium sur les négociations et les éventuelles contreparties, n’a pas souhaité répondre dans le détail, tout en défendant sa politique d’expulsion.

Le récit du ministre ghanéen éclaire cependant la logique de ces négociations.

Des migrants comme « monnaie d’échange »

Ailleurs, les termes des discussions sont moins explicites. Mais les chronologies font apparaître des schémas récurrents.

Michael Bochenek, conseiller juridique principal à Human Rights Watch, a passé ces accords au crible. « Le donnant-donnant est rarement écrit noir sur blanc dans un seul document », explique-t-il. Pour le mettre au jour, il faut regarder ce qui se passe « avant et immédiatement après la signature des accords », puis mettre les éléments « bout à bout ».

En juin 2025, alors que Freetown négocie avec Washington un accord pour accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis, les deux gouvernements discutent aussi d’un autre sujet crucial pour Freetown : l’avenir du financement américain dans la lutte contre le VIH. En 2025, les coupes américaines ont amputé d’au moins 45 millions de dollars le budget consacré à la santé dans le pays. En décembre, Washington annonce finalement jusqu’à 129 millions de dollars pour le système de santé sierra-léonais sur cinq ans.

Au Cameroun aussi, la chronologie interpelle. Le 16 décembre 2025, les États-Unis approuvent un programme d’aide sanitaire au Cameroun, d’une durée de cinq ans et d’une valeur de près de 400 millions de dollars. Le jour même où le protocole d’accord pour l’accueil des personnes expulsées est finalisé.

On observe un scénario similaire en Eswatini où, avant le démantèlement de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), Washington finançait près de la moitié des programmes de lutte contre le sida via l’Usaid.

Tin Nguyen, avocat de plusieurs personnes expulsées vers l’Eswatini, dénonce une forme de « trafic d’êtres humains », où les migrants serviraient, selon lui, de « monnaie d’échange ». « Des corps humains sont troqués pour obtenir des concessions du gouvernement états-unien », a déclaré Tin Nguyen à notre consortium.

Des migrants expulsés par les États-Unis arrivant dans un centre en Eswatini.
Des migrants expulsés par les États-Unis arrivant dans un centre en Eswatini. © Forbidden Stories

Aucun de ces trois pays n’ont accepté de nous répondre sur les contours de ces négociations. Et aucun document ne dit explicitement qu’un engagement financier ou sanitaire a été obtenu en échange de l’accueil d’expulsés. Mais ces rapprochements prennent un relief particulier dans le contexte plus large du démantèlement de l’Usaid. En réduisant drastiquement ses financements internationaux et en privilégiant des accords directement négociés avec les gouvernements, Washington a modifié le rapport de force avec ses partenaires africains.

« Je pense qu’il est juste de dire que tout le monde a un peu peur des États-Unis », estime Michael Bochenek. Chaque gouvernement sait, selon lui, que l’administration Trump peut « se retourner contre lui à tout moment ».

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« Gestes de soumission »

En République démocratique du Congo (RDC), les discussions américaines sur l’accueil de migrants expulsés commencent en décembre 2025, alors que Kinshasa négocie avec Washington sur un tout autre front : la guerre dans l’est de la RDC et les négociations de paix avec le Rwanda, menées sous l’égide des États-Unis.

À ce moment-là, le groupe politico-militaire AFC/M23 vient de remporter d’importants gains militaires. Une source institutionnelle congolaise estime que cette situation plaçait Kinshasa dans une position où le gouvernement était « prêt à tout accepter » pour obtenir le soutien de Washington.

Le président Donald Trump saluant le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à l'Institut des États-Unis pour la paix, le 4 décembre 2025, à Washington.
Le président Donald Trump saluant le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à l'Institut des États-Unis pour la paix, le 4 décembre 2025, à Washington. AP - Evan Vucci

Quelques mois plus tard, les États-Unis durcissent leur position à l’égard de Kigali. Le 2 mars 2026, Washington sanctionne notamment l’armée rwandaise, l’accusant de soutenir les opérations du M23.

Après l’annonce de l’accord migratoire en avril 2026, le mouvement citoyen congolais Lucha a dénoncé un « marchandage opaque dicté par des intérêts étrangers obscurs » et des « gestes de soumission ».

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Tous les pays ne semblent pas disposer des mêmes marges de négociation, au gré de la nature de leur dépendance vis-à-vis de Washington. Au Ghana, le gouvernement s’est par exemple félicité d’avoir imposé aux Américains de n’accueillir que des ressortissants de la Cédéao.

L’Eswatini, en revanche, dernière monarchie absolue d’Afrique, accepte les personnes expulsées ayant un casier judiciaire, et des ressortissants de continents lointains, asiatiques ou sud-américains.

Les gouvernements africains ne sont pas toujours de simples destinataires des demandes américaines. Ils peuvent eux aussi tenter de profiter de la négociation pour faire avancer leurs propres intérêts.

Dans une note verbale du 12 mai 2025 consultée par le consortium, les autorités sud-soudanaises donnent leur accord au principe d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis, tout en saisissant « respectueusement cette occasion pour soulever, dans un esprit constructif et cordial, plusieurs sujets de préoccupation ».

La liste comporte huit demandes, notamment la levée de sanctions visant certains hauts responsables, le réexamen des restrictions de visas imposées à ses citoyens et un soutien américain dans la procédure engagée contre le chef de l’opposition et vice-président déchu Riek Machar.

Huit personnes ont finalement été expulsées vers le Soudan du Sud, le 5 juillet 2025. Les premiers transférés ont été conduits à Juba dans un complexe placé sous la garde des autorités sud-soudanaises. Plusieurs d’entre eux y sont restés détenus pendant des mois, sans que leurs avocats puissent connaître précisément leur lieu de détention ni bénéficier d’un accès libre auprès d’eux, dénonçait Amnesty International.

Todd Lyons, directeur par intérim de l'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE), s'exprimant lors d'une conférence de presse au siège de l'ICE, à Washington, le 21 mai 2025.
Todd Lyons, directeur par intérim de l'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE), s'exprimant lors d'une conférence de presse au siège de l'ICE, à Washington, le 21 mai 2025. AP - Jose Luis Magana

Depuis, certains ont été libérés ou rapatriés. Mais plusieurs d’entre eux restent détenus au Soudan du Sud, selon les dernières informations disponibles.

Juba, ne s’est pas exprimé sur le traitement qui leur est réservé mais assume avoir accepté la demande américaine, « en signe de bonne volonté ».

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Des agences onusiennes sous pression

La pression américaine ne concerne pas seulement les gouvernements.

Retour à Yaoundé.

Le 9 janvier 2026, le département d’État américain annonce une contribution de 30 millions de dollars au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La note de financement consultée par le consortium précise que ces fonds sont destinés à soutenir les « négociations relatives à l’accueil de ressortissants de pays tiers ».

Selon le New York Times, Washington avait par ailleurs menacé de suspendre ces 30 millions de dollars si le Cameroun ne coopérait pas dans les négociations.

Six jours plus tard, le premier vol de personnes expulsées des États-Unis atterrit au Cameroun.

Interrogé sur ce financement, le HCR affirme qu’il relève de son appel de fonds mondial pour 2026 et qu’il n’est pas affecté au transfert de ressortissants de pays tiers. L’organisation précise également ne pas être partie à l’accord conclu entre Washington et Yaoundé.

"Les États-Unis sont fiers de contribuer à hauteur de 30 millions de dollars au travail du HCR au Cameroun. Ce soutien renforce les efforts du Cameroun visant à faciliter le retour volontaire des réfugiés et à lutter contre l'immigration clandestine."

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Cette nouvelle orientation américaine n’épargne pas l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon une base de données du gouvernement fédéral américain, depuis le début du second mandat de Donald Trump, plus de 60 % des subventions américaines versées à l’OIM ont bénéficié à des programmes menés dans des pays qui acceptent des personnes expulsées des États-Unis.

Le cas de la Centrafrique est intéressant. L’OIM y a reçu 85 millions de dollars américains en 2026, contre un maximum de 14 millions de dollars sur une année sous l’administration de Joe Biden, selon cette même base de données.

Selon les documents que nous avons consultés, sur ces 85 millions, 60 millions sont destinés à des programmes de stabilisation et de développement communautaire, sans lien direct avec l’accueil des personnes expulsées. Les 25 millions restants correspondent à des programmes migratoires, notamment d’assistance et de gestion des migrations.

L’OIM distingue ces financements des accords migratoires eux-mêmes. Mais des documents internes américains consultés par le Washington Post les classent, pour partie, parmi les « coûts associés » aux accords avec les pays tiers.

Selon les déclarations faites au Washington Post par un responsable américain en poste, ces financements sont considérés par les États-Unis comme des « mesures incitatives » pour amadouer les gouvernements étrangers lors des négociations. « Nous n’accordons plus de financement au HCR et à l’OIM comme nous le faisions par le passé, précise-t-il. […] L’essentiel des financements est désormais lié à ces accords ». Il précise toutefois que ces deux agences onusiennes ne participent pas aux négociations bilatérales.

L’OIM ne conteste pas que les financements publics puissent servir les intérêts des États. « Nous sommes pleinement conscients que les gouvernements utilisent l’aide financière pour faire avancer leurs priorités nationales. Toutefois, ajoute l'organisation, les décisions de l’OIM d’accepter du financement, de fournir une assistance à l’arrivée ou de soutenir les retours volontaires sont guidées par notre propre mandat et par nos principes. Elles reposent sur une seule question : notre intervention permettra-t-elle d’améliorer la vie des immigrants concernés ? Dans ce cas précis, nous sommes fermement convaincus que oui ».

« Notre intervention, conclut ce porte-parole, ne constitue en aucun cas une approbation des décisions ayant conduit à l’expulsion de ces individus ».

L’intervention de l’OIM à l’arrivée des expulsés lui vaut tout de même des critiques. Des défenseurs des droits humains et des juristes estiment que l’agence contribue ainsi à rendre opérationnels des dispositifs d’expulsion dont la légalité et les garanties sont contestées.

Un document interne auquel nous avons eu accès montre que cette participation suscite des interrogations au sein même de l’organisation. Il s’agit d’une évaluation des risques réalisée avant d’intervenir dans un pays d’Afrique de l’Ouest.

Ce document met en garde : en fournissant de l’assistance humanitaire sur le terrain, l’OIM pourrait être « perçue comme complice », ce qui risquerait d’entraîner des réactions négatives de la part des médias et de ses partenaires.

Mais l’organisation y envisage aussi ce qui pourrait se passer si elle décidait de ne pas participer. Dans ce document, l’OIM estime qu’elle « subirait probablement des conséquences négatives » dans sa relation avec le gouvernement américain et craint de ne plus être considérée comme un « partenaire de confiance ». Elle redoute aussi de voir de futurs financements américains « canalisés vers d’autres partenaires ».

Cette crainte n’est pas anodine. En 2025, le budget de l’OIM a chuté de près de 30 %, passant d’environ 4 milliards à 2,89 milliards de dollars, principalement en raison de l’arrêt de programmes financés par les États-Unis. Washington représentait jusque-là plus de 40 % de ses financements.

Le personnel de l’organisation a reçu pour consigne, en interne, de se faire aussi discrète que possible sur son rôle.

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