Pas d’accord budgétaire d’ici mardi : quel impact pour les citoyens ?

Sans budget, les prêteurs et les agences de notation pourraient s’inquiéter. Conséquence de quoi les taux d’intérêt pourraient augmenter pour l’ensemble des marchés. "Moins il y a de confiance, moins il y a de consommation et moins il y a d’investissements. Cela entretient la difficulté budgétaire", explique Pascal Delwit, politologue et professeur de Sciences Politiques à l’ULB.
Une dégradation de la note financière par les agences de notation a alors un effet domino immédiat sur la population, notamment au niveau des crédits hypothécaires : si l’État emprunte à des taux plus élevés sur les marchés, les banques répercutent cette hausse sur les particuliers.
Les Belges doivent déjà se faire du souci
Dave Sinardet, politologue et professeur de Sciences Politiques à la VUB
"On a vu l’an dernier la grosse difficulté à confectionner un budget fédéral. On n’y est pas arrivé dans les temps, ni symboliquement au mois d’octobre ni matériellement fin décembre. Cela a renvoyé une image de désordre pour le gouvernement fédéral et une image de manque de maîtrise du Premier ministre. Si cette situation devait se reproduire cette année, ça entretiendrait cette image, c’est-à-dire une forme de paradoxe", détaille Pascal Delwit.
En effet, ces retards d’exécution et l’absence de trajectoire budgétaire claire peuvent coûter cher. Les blocages politiques passés ont été évalués à des pertes potentielles allant jusqu’à 1,7 milliard d’euros.
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