Législatives en Israël: le ministre d'extrême droite Itamar Ben Gvir passe à l'offensive dans la campagne

Les Israéliens se rendront aux urnes mardi 27 octobre pour les élections législatives. Ce sont les premières depuis l’attaque meurtrière du Hamas et la sanglante guerre à Gaza qui a suivi. Dans la coalition du Premier ministre Benyamin Netanyahu, candidat à sa réélection, il y a le parti Force juive d’Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité intérieure connu pour ses provocations et ses propos racistes. Il fait une campagne offensive et pourrait gagner entre 7 et 12 députés sur 120.
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Avec notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin
Avec une entrée sur scène tonitruante, Itamar Ben Gvir suit le même déroulé pour chacun de ses meetings. Le ministre de la Sécurité intérieure assure sans ciller que les prisons sont pleines de « détenus qui jouent au ping-pong », ajoutant qu’il faut sévir. Il explique ensuite que son objectif est de distribuer 300 000 permis de port d’armes et termine par la bande Gaza qu’il souhaite vider : « La première chose à faire est de prendre le contrôle de toute la bande de Gaz et d'encourager les départs volontaires », lance-t-il à la foule.
« J’adore Ben Gvir, il protège les juifs et pas les arabes »
Beaucoup de jeunes sont très sensibles au discours extrémiste et raciste du leader du parti Force juive. C’est le cas de David, un adolescent rencontré à la sortie du meeting : « J’adore Ben Gvir, il protège les juifs et pas les arabes. »
Itamar Ben Gvir va jusqu’à lancer des appels aux meurtres. Selon l’avocat Shahar Ben Meir, « les déclarations du ministre raciste Ben Gvir, sur ce qu'il faudrait faire aux Arabes à Gaza ou en général, eh bien, si un Arabe les avait dites, il serait déjà en prison depuis longtemps ! ».
En attendant, le ministre a fait passer une loi sur la peine de mort, elle est taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens et elle est très populaire chez ses partisans.
Avant de rejoindre il y a quatre ans la coalition gouvernementale sortante, le membre de l'extrême droite suprématiste juive avait été condamné au moins huit fois par la justice israélienne, notamment pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste. Ménagé par Benyamin Netanyahu pour se maintenir au pouvoir, il n'a eu de cesse de tirer le gouvernement israélien vers l'extrême droite et la surenchère guerrière.
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