Manifestations en France: Emmanuel Macron interdit tout rassemblement qui n'est pas organisé par des syndicats

Face aux manifestations du 17 octobre, Emmanuel Macron a indiqué que seules les manifestations syndicales seront tolérées samedi. Le président français dénonce des actions « séditieuses » menées par des groupes d’ultragauche, tout en reconnaissant des défauts d’anticipation, alors qu'une nouvelle journée d'action a été annoncée pour samedi 24 octobre.
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Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi 24 octobre, sur des tracés qui protégeront « les commerces et les bâtiments publics », a indiqué ce jeudi Emmanuel Macron.
« Pour ce qui est des prochains jours, et en particulier de samedi, la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira », a annoncé le chef de l’État à l’issue d’une réunion avec les services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre.
Pour préparer cette journée de samedi, Emmanuel Macron réunira un conseil de défense vendredi matin, où seront prises « des décisions supplémentaires ».
Les organisations étudiantes reçues par le Premier ministre lundi 26 octobre
Le chef de l’État a également annoncé que le Premier ministre Sébastien Lecornu réunira lundi 26 octobre « les organisations lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires pour que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes, en particulier pour notre jeunesse ».
Le soir du 18 octobre, dans son allocution, le chef de l’État avait souhaité que la jeunesse soit « autour de la table », pour « construire ensemble des solutions », en indiquant que le Premier ministre les réunirait « dans les prochains jours », sans préciser de date.
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Le président jette la faute sur « des actes séditieux » par l'« ultragauche »
Revenant sur les violences du 17 octobre et reconnaissant « des défauts d’anticipation, des éléments de surprise », Emmanuel Macron a dénoncé « des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République ».
« C’est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification. Et à côté de cela des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté mais qui ne sont pas de la même nature », a-t-il souligné. « Il y a eu plusieurs milliers de gardes à vue, plusieurs centaines de personnes incarcérées, le travail va se poursuivre, mais c’est la plus grande sévérité qui a été demandée à juste titre par le garde des Sceaux au parquet », s’est-il félicité.
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