Au fond d'une grotte au Texas, des archéologues tombent sur un trésor préhistorique si bien conservé qu'il semble presque récent

L'histoire du peuplement de l'Amérique du Nord est écrite, mais reste relativement méconnue dans certaines régions. Au sud du Texas, près de la frontière mexicaine, les archéologues viennent pourtant de mettre la main sur une intrigante trouvaille.
Au sein du parc national de Big Bend, des volontaires du Center for Big Bend Studies (CBBS) et de l'université du Kansas fouillent depuis 2019 une formation naturelle baptisée San Esteban, non loin du Rio Grande. Dès 2020, les archéologues déterraient plusieurs artefacts, certains constituant une cache d’armes, comme l'indique LiveScience dans un article du 8 avril.
Des armes particulièrement techniques destinées à la chasse
Des lambeaux de cuir enveloppaient des tiges de bois ainsi que plusieurs objets taillés dans la pierre. À l'image de cette pointe aiguisée, venant se greffer à l'extrémité du bois, telle une lance. Ces dernières étaient sculptées pour être ornées d'un « propulseur », ce que les chercheurs appellent « atlatl ».
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Plus courts et légers que les lances, les atlatl s'avèrent redoutablement précis, notamment sur une distance de dix à cinquante mètres. Les experts du CBBS estiment que les natifs s'étant établis à San Esteban maîtrisaient la botanique élémentaire, leur permettant de confectionner des pointes empoisonnées.
Enveloppés dans des morceaux de cuir, divers types d'armes étaient préservés depuis plus de 6 000 ans dans le parc national de Big Bend. © CBBS
Légèrement recourbés, certains morceaux de bois plus larges ressemblent à des boomerangs droits. Ces derniers étaient lancés sur une cible, capables d'assommer certains animaux, voire de tuer des proies plus fluettes. Comme le précise LiveScience, de nombreux boomerangs droits ont été retrouvés à travers le monde, le plus ancien collecté à ce jour ayant été fabriqué il y a 30 000 ans. À l'inverse des versions standards, à la courbe bien plus marquée, ils ne reviennent pas dans la main du lanceur.
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De nombreuses études sur leur aérodynamique démontrent une véritable utilité dans un contexte de chasse préhistorique, quant à l'interception de certains gibiers. Emportés en laboratoire et analysés au radiocarbone, les artefacts de chasse de Big Bend datent de 4 500 avant J.-C. La période d'occupation de San Esteban est cependant bien plus ancienne : les autochtones semblent y avoir trouvé refuge au cours du XIe millénaire avant J.-C.
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