Les Houthis s’emparent de la côte de la mer Rouge, aggravant les risques pétroliers

Investing.com - La guerre iranienne a élargi son impact sur l’énergie mondiale et les routes maritimes samedi, alors que les forces houthies alignées sur l’Iran ont consolidé leur contrôle de la côte yéménite de la mer Rouge et que l’Arabie Saoudite a maintenu son oléoduc Est-Ouest fermé à la suite d’une attaque de drones lancée depuis l’Iraq.
L’avancée houthie donne au groupe le contrôle du littoral yéménite de la mer Rouge, y compris des positions proches du détroit de Bab el-Mandeb, une route maritime majeure reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. Le groupe menaçait déjà le trafic commercial dans la région depuis des années, mais ses dernières conquêtes territoriales renforcent sa position le long de cette voie navigable.
L’Arabie Saoudite a suspendu son oléoduc Est-Ouest après que plusieurs drones ont frappé le système, causant des blessés et des dégâts. L’oléoduc transporte du depuis les champs pétrolifères de l’est du pays vers le port de Yanbu sur la mer Rouge, offrant à Riyad une route qui évite le détroit d’Ormuz.
Cette fermeture intervient alors que le trafic à travers Ormuz reste fortement contraint. Les États-Unis auraient réduit les périodes de navigation sous protection militaire pour les pétroliers à deux créneaux quotidiens, après qu’Iran a intensifié ses attaques contre les navires circulant de nuit.
Des responsables iraniens doivent rencontrer des représentants des États du Golfe à Oman lundi pour discuter du transport maritime commercial à travers Ormuz. L’Iran et Oman ont déjà évoqué une route maritime temporaire et des mesures de déminage à court terme, les pays du Golfe devant participer aux discussions sur la sécurité maritime.
L’Iraq a ordonné la fermeture du poste frontière de Shalamcheh avec l’Iran après avoir confirmé que les drones ayant frappé l’oléoduc saoudien provenaient du territoire irakien. Le Premier ministre Ali al-Zaidi a également ordonné une enquête et révoqué un commandant militaire régional.
L’impact énergétique s’étend au-delà du Golfe. La Chine a relevé samedi les prix de détail de l’essence et du diesel, invoquant la hausse des prix internationaux du brut liée au conflit américano-iranien. Un responsable économique de la Maison Blanche a également attribué les records des prix du diesel américain aux perturbations de la production de carburants raffinés au Moyen-Orient et en Russie.
Les combats au Yémen aggravent également la situation humanitaire. Environ 46.000 personnes ont été déplacées depuis l’intensification des affrontements la semaine dernière, selon l’agence onusienne pour les migrations, des centaines de réfugiés yéménites ayant rejoint Djibouti.
Les perspectives diplomatiques restent incertaines. Un haut parlementaire iranien a déclaré que les négociations avec Washington n’auraient aucune valeur si les États-Unis n’acceptaient pas les conditions de Téhéran, signalant que les efforts visant à réduire les tensions restent dans l’impasse.
Cet article a été généré et traduit avec l’aide de l’IA et revu par un rédacteur. Pour plus d’informations, consultez nos T&C.
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