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Sunday, October 11, 2026

746 avis de fermeture de dossiers d’immigration envoyés par erreur

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Quelques 746 personnes ont reçu l’information erronée que leur dossier d’immigration avait expiré et qu’il était désormais fermé, en raison d’une « anomalie informatique » sur la plateforme en ligne gouvernementale Arrima. Le ministère de l’Immigration de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) affirme être au courant de la situation et être « pleinement mobilisée » pour apporter les correctifs nécessaires.

Depuis samedi, des publications déferlent dans les groupes Facebook d’aide à l’immigration. « Je viens de voir dans mon portail Arrima que le délai pour présenter une demande de sélection permanente a expiré, pourtant dans la lettre précédente j’avais jusqu’au 25 octobre, je ne comprends pas », écrit un internaute anonyme en joignant des captures d’écrans d’une communication envoyée par le MIFI.

Selon le ministère, ce sont 746 personnes qui ont reçu ces informations erronées. D’abord, les personnes touchées ont reçu un avis de rappel disant que leur demande allait expirer à une certaine date, puis une deuxième lettre quelque temps après leur indiquant que leur dossier était fermé.

« J’ai déjà rencontré le même problème dans les derniers mois, mais pas à cette échelle », affirme l’avocat Oskar Muszynski du cabinet Juris Canada Droit de l’immigration. « C’est exactement le même pattern. » Depuis hier, des dizaines de personnes l’ont contacté, parfois en larmes, inquiètes et confuses de l’information qu’elles ont reçues. « Je suis en damage control [limitation des dégâts] avec beaucoup de gens en ce moment. »

Ayant déjà fait face à ce genre de bogue informatique, Me Muszynski est plutôt convaincu que la situation va se régler. « J’oserais quand même être optimiste, ou en tout cas compter sur la bonne foi du MIFI pour corriger le tout », ajoute-t-il. Mais il comprend que les personnes affectées soient inquiètes. « Dès qu’il y a des mauvaises nouvelles en immigration, les gens sont complètement atterrés. Ils sont terrifiés, ils vivent avec une épée de Damoclès [au-dessus de la tête]. » Plusieurs lui ont d’ailleurs demandé s’il y avait un lien entre cette situation et l’élection du nouveau gouvernement péquiste au début de la semaine dernière. « J’essaie d’expliquer que ce serait très déraisonnable pour le MIFI de faire ça intentionnellement », raconte l’avocat.

Contacté par Le Devoir, le MIFI rappelle qu’il s’agit d’une « anomalie informatique ». Le ministère indique par courriel être « très sensible aux préoccupations que ces communications ont pu susciter. Les équipes du Ministère sont pleinement mobilisées afin d’apporter les correctifs nécessaires aux dossiers des personnes qui n’auraient pas dû être touchées par cette situation ».

Le ministère affirme par ailleurs que les personnes concernées « recevront directement dans leur compte Arrima une communication appropriée selon la situation ». D’ici là, écrit une porte-parole du ministère, « nous leur demandons de ne pas tenir compte des communications reçues le 10 octobre ».

Quoi faire ?

Me Muszynski recommande aux gens affectés de prendre des captures d’écrans des communications reçues et des différentes preuves concernant leur statut. Ensuite, il rappelle qu’il est possible de contacter le MIFI par courriel, mais « vu l’ampleur du problème, il ne faut pas que les gens paniquent s’ils n’ont pas reçu de réponse dans l’heure », explique-t-il. Il se veut plutôt rassurant. « Franchement, moi les quatre fois où ça s’est produit, j’ai eu une réouverture du dossier. »

« Mais pour n’importe qui qui est inquiet, il est possible d’envoyer un courriel ou de les appeler directement au téléphone pour savoir exactement ce qui se passe. Il est possible aussi de suivre la page Internet du MIFI. Si c’est une erreur aussi massive, il y a des très bonnes chances que le ministère fasse un communiqué », dit-il.

View the original on Le Devoir →

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