France: un comité de suivi des victimes de Bétharram pour passer du constat à l'action

Trois mois après la publication du rapport de la Commission d’enquête indépendante sur les violences physiques et sexuelles commises à Notre-Dame de Bétharram, des victimes et les membres de la commission étaient réunis jeudi 17 septembre à Paris. Objectif : passer du constat à l’action, pour accompagner les victimes, et empêcher que de telles violences se reproduisent.
Publié le :
2 min Temps de lecture
Fini la commission d’enquête, place au comité de suivi composé de victimes, de proches de victimes, de membres de la commission d’enquête mais aussi d’historiens, de magistrats ou encore de psychiatres. Leur rôle est de veiller à ce que les recommandations de la commission d’enquête soient bien mises en œuvre.
Avec trois priorités rappelées par Jean-Pierre Massias, président de la commission Bétharram. « Garantir une réparation financière à toutes les victimes, y compris les victimes de violences physiques. Mettre en place un système de soins pour les victimes qui n'ont pas besoin uniquement d'argent. Ça, c'est les deux principales. Et la troisième, c'est la reconnaissance des victimes, la reconnaissance par les autorités, que ce soit le pape ou le président de la République, et la lutte contre l'impunité. Parce que cette impunité-là est absolument insupportable », explique Jean-Pierre Massias.
À lire aussiViolences sexuelles à Bétharram: la congrégation admet sa «responsabilité» dans les «abus massifs»
Un rapport qui sera envoyé aux victimes, au président de la République et au pape Léon XIV
Des réparations financières, des soins, une reconnaissance de ce qu’ont traversé les victimes. Mais 98 % des auteurs des violences ne seront jamais jugés. Ou les faits sont prescrits, ou leurs auteurs sont décédés. Mais pour Magalie Besse, présidente du comité de suivi, une certaine forme de justice est possible.
« Il y a la circulaire Dupont-Moretti qui permet d'enquêter sur les faits prescrits, donc d'obtenir au moins la vérité et de dire ce qui s'est passé. Il y a le tribunal citoyen qui a été recommandé par la commission et qui sera repris par le comité de suivi et qui permet au moins une condamnation symbolique », souligne-t-elle.
Le rapport de la commission d'enquête Betharam sera envoyé à toutes les victimes, ainsi qu’au président de la République et au pape à l'occasion de son voyage en France. Léon XIV recevra par ailleurs en marge de sa visite à Lourdes la semaine prochaine sept victimes de violences sexuelles, dont un ancien élève de Notre-Dame de Bétharram.
À lire aussiAffaire Bétharram: entre 700 et 1500 élèves potentiellement victimes, selon les projections d'une ONG
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.