Le monde vivant, un continent toujours plus vaste, mais de moins en moins exploré

Le monde vivant, un continent toujours plus vaste face à une science à court de moyens
Jamais les biologistes n’ont autant observé les êtres vivants. Pourtant, chaque découverte élargit encore le champ de l’inconnu. Des abysses aux mondes microscopiques, la science mesure l’ampleur de ce qu’il lui reste à comprendre. Une course contre la montre est cependant engagée, face à l’érosion de la biodiversité comme à la remise en cause du travail scientifique, dans un contexte de coupes budgétaires.
Végétal ou animal, le plancton comporte une multitude d’organismes microscopiques flottant dans les eaux du globe. À la base de la chaîne alimentaire marine, il nourrit d’innombrables espèces et participe activement à la régulation du climat.
NOÉ & CHRISTIAN SARDET / CHRONIQUES DU PLANCTON
Cet article, écrit par Éliane Patriarca et Yann Chavance, est extrait du numéro spécial n°226 de Sciences et Avenir "Aux frontières de la science", daté de juillet-septembre 2026.
Longtemps, les biologistes ont rêvé de voir la mécanique interne d’une cellule en train de se diviser. Une limite aujourd’hui dépassée, pour leur plus grand ravissement : "Grâce à la microscopie à fluorescence et à super-résolution, nous pouvons pénétrer dans le monde nanoscopique, explorer l’intérieur des cellules, observer les mitochondries [organites produisant l’énergie, ndlr] qui se déplacent, fusionnent ou se séparent, explique Catherine Jessus, biologiste et directrice de recherches au CNRS. Et le biologiste peut désormais étudier des êtres vivants indécelables à l’œil nu !" Grâce aux nouvelles techniques d’imagerie et de séquençage des génomes, à la capacité d’analyser et manipuler l’ADN, mais aussi les cellules et les tissus, les chercheurs peuvent en effet observer le vivant à des échelles autrefois inaccessibles.
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