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Friday, October 23, 2026

Après l’explosion de mines à la frontière entre les deux Corées, Séoul saisit le Conseil de sécurité

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Sur la frontière entre les deux Corées, les soldats se font face depuis des semaines, avec des tirs de sommation d’un côté et des accusations de provocation de l’autre. Mais le bras de fer ne se joue plus seulement sur le terrain. Après l’explosion de mines dans la zone démilitarisée, Séoul a décidé de porter l’affaire à New York, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, avec pour objectif de faire consigner officiellement la responsabilité du Nord.

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Avec notre correspondant à Séoul, Celio Fioretti

Dans une lettre de deux pages, adressée par la Corée du Sud à la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies, Séoul affirme que l’explosion dans la zone démilitarisée, qui a blessé trois de ses soldats, provient de mines posées par l’armée du Nord, en violation de l’armistice. La Corée du Sud exige des excuses et appelle au dialogue.

Depuis plusieurs semaines, la ligne de démarcation est le théâtre de tensions. Des soldats nord-coréens la franchissent, et le Sud riposte par des tirs de sommation et des diffusions d’avertissement. Le Nord, qui juge l’incident « fabriqué », dénonce une provocation, menace de relancer ses haut-parleurs et inspecte ses fortifications frontalières.

Séoul entend ainsi fixer sa version dans les archives de l’ONU. La lettre a été transmise aux membres du Conseil de sécurité. Mais ce document officiel ne déclenchera pas systématiquement une résolution des Nations unies. Séoul avait déjà utilisé cette voie en 2015, après un incident comparable.

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