Un producteur de cinéma et acteur de téléfilms soupçonné de viol et violences conjugales, placé en garde à vue, à Paris : « Les rapports devenaient très violents »

Ce mercredi 30 septembre, à Boulogne-Billancourt, en périphérie parisienne, un producteur de cinéma et acteur a été placé en garde à vue. Il est suspecté de faits de viol et violences conjugales sur sa compagne canadienne de 51 ans, rapporte Le Parisien. On parle ici d’agressions sexuelles et physiques, mais aussi d’emprise psychologique. L’homme est une sexagénaire qui dirige une société de production et distribution d’œuvres cinématographiques et de spectacles vivants. De plus, il a joué dans plusieurs téléfilms…
Son arrestation a eu lieu après que deux témoins ont décidé d’appeler la police, faisant face à une dame en détresse qu’ils ont recueillie à la sortie d’un immeuble. C’était ce mercredi, aux alentours de 6 heures du matin. Aux policiers, la dame a expliqué qu’elle venait d’être agressée par son compagnon, avec lequel elle mène une relation depuis un mois et demi. Le couple avait passé la nuit chez des amis, étant donné que l’homme – dont elle a affirmé qu’il était producteur de cinéma – vit dans des appartements de location ou de copains depuis sa dernière séparation. L’accusé a donc été interpellé et conduit au commissariat.
Le témoignage de la plaignante est assez glaçant. Le Parisien en dévoile quelques extraits. « Dans les premiers jours, il me faisait énormément de louanges, de compliments excessifs », explique tout d’abord cette femme qui travaille dans l’import-export. L’homme avait pour ambition de se marier avec. Mais entre le 29 août et le 2 septembre, lors d’une randonnée, leur idylle est partie en vrille…
« J’ai des traces sur mon corps, des ecchymoses et des lésions »
« J’ai été obligée de partir car il devenait agressif. Il me criait dessus, il était fâché car je devais partir travailler. Il a alors saisi mon téléphone avant de le jeter au sol… Les violences psychologiques ont commencé après la randonnée, les rapports sexuels devenaient très violents, alors que je n’étais pas consentante. J’ai des traces sur mon corps, des ecchymoses et des lésions », indique celle qui affirme que l’homme est souvent sous l’emprise de l’alcool et a ensuite retracé d’autres disputes et faits de viol.
Concernant la nuit du 29 au 30 septembre, celle-ci a débuté par « un conflit », « car il disait qu’il était propriétaire de mon corps. Je lui ai répondu que non… Il s’est énervé et m’a arraché mon collier qui s’est cassé. Alors que j’étais à genoux pour ramasser les différents morceaux, il m’a saisi par le cou puis m’a projetée contre un radiateur de la cuisine. Ma tête a tapé et j’ai une bosse qui a actuellement doublé de volume. » Les auditions sont en cours, indique toujours Le Parisien à l’heure où nous écrivons ces lignes.
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