Pertes d’emploi chez GSK : les syndicats déçus après leur rencontre avec le Premier ministre

Pour les représentants des travailleurs, la limitation des allocations de chômage à maximum deux ans ou encore la fin des RCC (Régime de chômage avec complément d’entreprise) pèsera sur les travailleurs qui seront licenciés et sur leur précarité. "La seule option avancée est le droit au rebond, soit le fait de pouvoir bénéficier une seule fois dans la carrière de six mois d’allocations de chômage après une démission", ont-ils indiqué.
"C’est pas la réponse qu’on attend d’un politique", a résumé Stéphane Piron, secrétaire fédéral Setca. "On a eu un gouvernement qui nous a écoutés, mais quand on a demandé des engagements clairs, on a eu peu de réponses", a déploré Michel Barbuto, secrétaire national industrie à la CNE.
Les représentants du personnel ont aussi largement fait part de leur colère face à une entreprise qui fait des bénéfices et qui a reçu de nombreuses aides publiques, notamment en matière de recherche et développement. Sur les 1217 emplois menacés, 735 concernent les cadres, actifs précisément dans ce domaine, ont souligné les syndicats.
Le Premier ministre avait décidé de rencontrer les syndicats puis la direction après l’annonce de restructuration chez GSK. Le ministre-président wallon Adrien Dolimont et les ministres de l’Emploi fédéral David Clarinval et wallon Pierre-Yves Jeholet étaient aussi présents.
Les représentants de la direction ne se sont pas exprimés à l’issue de leur rencontre avec Bart De Wever
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