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Wednesday, September 23, 2026

C’est pire que prévu : le cerveau accumule jusqu’à 30 fois plus de microplastiques que certains organes

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La pollution plastique est partout. Dans l'environnement, la quantité de nanoparticules et de microparticules de plastique (MNP) - dont la taille varie de 1 nanomètre à 500 micromètres de diamètre - a explosé au cours des 50 dernières années. C'est un fait malheureusement bien connu maintenant.

Mais cette pollution ne se retrouve pas partout de la même façon, soulignent aujourd'hui des chercheurs de l'université du Nouveau-Mexique (États-Unis).

Des nanoplastiques jusque dans le cerveau : pourquoi cette étude alarme les scientifiques

Et si notre cerveau n’était plus aussi protégé qu’on le pensait ? Des chercheurs viennent de mettre en évidence une accumulation inquiétante de microplastiques dans cet organe clé, ouvrant la voie à des interrogations majeures sur leurs liens possibles avec certaines maladies.... Lire la suite

Dans la revue Nature Medicine, ils expliquent comment ils ont étudié la distribution des MNP dans des foies, des reins et des cerveaux humains.

Plus de plastique dans les cerveaux

Ils notent d'abord que tous les échantillons analysés se sont avérés touchés. Mais les échantillons de cerveaux, tous dérivés de la région du cortex frontal, présentaient des concentrations de particules de plastique - des éclats, comme ils les décrivent - nettement plus élevées que ceux de reins ou de foies. De 7 à 30 fois plus !

C’est une véritable urgence : le plastique pourrait voler des millions de vie d’ici 2040

Une étude scientifique révèle un scénario sanitaire glaçant : si la production mondiale de plastique continue au même rythme, des millions d’années de vie en bonne santé seront perdues d’ici 2040. Pollution, climat, substances toxiques… Les chercheurs tirent la sonnette d’alarme et identifient une solution simple, mais malheureusement encore impopulaire : produire beaucoup moins de plastique.... Lire la suite

Autre constat : les concentrations ont significativement augmenté, aussi bien dans les cerveaux que dans les foies entre 2016 et 2024. Le tout, indépendamment de l'âge, du sexe, de l'origine ethnique ou de la cause de la mort des personnes.

En revanche, les chercheurs signalent une accumulation encore plus importante de MNP dans une cohorte de cerveaux issus de personnes décédées avec un diagnostic de démence. Avec un dépôt notable dans les parois cérébrovasculaires et les cellules immunitaires.

Pollution plastique, quels effets sur la santé ?

Ces travaux ne permettent toutefois toujours pas de conclure à une relation de cause à effet entre présence de nanoplastiques ou de microplastiques et impacts sur la santé.

Ils soulignent cependant une fois de plus à quel point il devient crucial de mieux comprendre les voies d'exposition, les voies d'absorption et d'élimination et les conséquences potentielles sur la santé des plastiques dans les tissus humains. En particulier dans le cerveau.

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