ESPN'In his words, he's ready to go ': Can Shohei Ohtani break his slump before it's too late?ESPN Deportes¿Quién regresó del Mundial en lugar de Vinícius?The Jerusalem PostIsraeli judoka Hershko dedicates her bronze medal to soldier who fell on Oct. 7RTP DesportoTreinador do Copenhaga diz que Braga será "grande desafio"Daily MaverickLegal Turbulence: Suspended SAA acting CEO takes airline to court for fair shot at permanent jobColliderIdris Elba’s 85-Minute Sci-Fi Thriller With a Guy Ritchie Star Debuts First Images [Exclusive]VilaWebPuigdemont demana a Llarena que li apliqui l’amnistia “sense demora”The Hollywood Reporter‘Whalefall’ Review: Austin Abrams Struggles to Escape the Digestive Tract of a Whopper Mammal in a Dumb Thriller That Takes Itself Way Too SeriouslyAnime News NetworkShueisha's Manga Million Adds Hiromasa Okujima's Together with Serial-san MangaVariety‘Whalefall’ Review: Austin Abrams Gets Swallowed by a Whale in an Unintentionally Preposterous Thriller — a Tale of Human Perseverance and Mammalian Stomach LiningDeadline‘The Studio’ Co-Creator Alex Gregory Developing Hamptons-Set Drama Series ‘Further Lane’ At HBO3DNewsМаск снова торопится: дорогущий EUV-сканер для Terafab могут поставить раньше, чем завод достроят
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, October 14, 2026

« La Wallonie doit être aux côtés des travailleurs » : 1.200 emplois menacés chez GSK, le ministre Pierre-Yves Jeholet affirme vouloir « tout mettre en œuvre pour diminuer l’impact social »

Translate
Montage SI
Montage SI - BELGA

Suivre Sudinfo sur Google

« La Wallonie doit être aux côtés des travailleurs de GSK mais aussi de l’entreprise. On ne peut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Malgré la restructuration annoncée, GSK c’est encore près de 8.000 emplois. Notre Région doit rester attractive pour ces entreprises reconnues à l’international », a déclaré le ministre wallon de l’Economie Pierre-Yves Jeholet, mercredi, en séance plénière du parlement wallon.

La volonté du groupe pharmaceutique de restructurer ses activités belges, qui pourrait toucher plus de 1.200 emplois, y a fait l’objet de nombreuses questions de la part des députés, l’opposition pointant particulièrement les aides publiques reçues par l’entreprise.

« On parle de près de 500 millions d’argent public. Allez-vous exiger de GSK qu’il revienne sur sa décision ? Et si ça se termine en licenciements, allez-vous exiger le remboursement de tous les cadeaux que vous lui avez faits ? », a ainsi interrogé le député PTB Julien Liradelfo.

« Il faut distinguer les aides wallonnes – finalement assez peu nombreuses – et les aides fédérales. GSK a reçu un peu moins de 450 millions de soutien public en 2025, via des mécanismes fiscaux d’aide à la recherche et d’aide à l’emploi des chercheurs », a précisé le libéral.

Pour lui, si la Région doit évidemment être aux côtés des travailleurs, elle doit aussi rester aux côtés « d’une entreprise louée par tous les acteurs et qui a généré beaucoup d’emplois directs et indirects ». « On doit faire en sorte que GSK, mais aussi d’autres entreprises qui sont menacées par des décisions prises aux Etats-Unis, restent fortes et puissent continuer à investir. C’est ça aussi notre défi ; il ne faut pas opposer les uns aux autres », a plaidé Pierre-Yves Jeholet.

de videos

Pour le reste, « nous allons tout mettre en oeuvre pour diminuer l’impact social de ce séisme économique et de ce drame humain », a-t-il encore assuré.

Des propos qui n’ont pas rassuré l’opposition. « Ce qu’on voit, c’est un capitaine qui regarde son bateau couler », a ainsi asséné Julien Liradelfo.

Image auteur par défaut
Par Rédaction Sudinfo, Belga

L’inquiétude était palpable mercredi matin aux abords du site de GSK à Wavre, peu avant un conseil d’entreprise extraordinaire particulièrement attendu. Les représentants syndicaux redoutent l’annonce de plusieurs centaines de suppressions d’emplois au sein du groupe biopharmaceutique. « On s’attend à un bain de sang social », lâche Jamal Amraoui, délégué principal FGTB pour les ouvriers, vêtu de sa chasuble rouge.

GSK Belgique, l’un des plus gros employeurs privés de Wallonie, a annoncé, mercredi, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, son intention de procéder à une réorganisation qui pourrait toucher « jusqu’à 1.217 emplois ». Selon un communiqué de la FGTB Chimie, les suppressions d’emplois porteraient sur 482 employés en CDI et 735 cadres en CDI. Le personnel ouvrier ne devrait pas être touché.

La direction affirme devoir réallouer les ressources vers ses candidats médicaments et vaccins les plus prometteurs, tout en simplifiant son organisation. Elle indique qu’à « l’issue de ces changements proposés, GSK restera le premier employeur biopharmaceutique de Belgique, avec plusieurs sites actifs dans la recherche, la production et les fonctions de support, soutenus par un investissement annuel de 300 millions d’euros dans ses sites belges. GSK Belgique continuera par ailleurs à jouer un rôle essentiel au sein du groupe, en contribuant à plus de 50 % de la production mondiale de GSK dans le domaine des vaccins. »

Cette annonce lance la phase d’information et de consultation de la procédure Renault. Direction et syndicats vont donc négocier au cours des prochaines semaines. « GSK s’engage à mener ce dialogue social avec sérieux, respect et transparence, en étroite concertation avec les représentants du personnel, afin d’examiner toutes les possibilités permettant d’éviter ou de réduire les licenciements collectifs envisagés et d’en atténuer les conséquences au moyen de mesures d’accompagnement social adaptées », indique l’entreprise.

La FGTB Chimie, tout en jugeant « inacceptable que l’emploi soit considéré comme une simple variable d’ajustement au service de la rentabilité d’une multinationale », exigera « de la direction une transparence totale sur les motivations économiques et stratégiques de cette restructuration, ainsi que sur les alternatives permettant de préserver l’emploi ». Le syndicat socialiste affirme avoir « des alternatives à proposer à la direction de GSK afin de diminuer au maximum l’impact de cette restructuration sur les travailleurs ».

En attendant, deux assemblées du personnel sont prévues ce mercredi pour informer plus en détail les travailleurs : l’une à 11h00, l’autre à 15h00.

David Clarinval réagit

Le ministre fédéral de l’Emploi, David Clarinval, se dit « vivement préoccupé » par ce projet de restructuration « Ma première pensée va évidemment aux travailleurs de GSK et à leurs familles, confrontés à une annonce lourde d’incertitudes. Notre priorité doit être de préserver le maximum d’emplois », insiste-t-il. Il demande à la direction de préciser les raisons de cette restructuration et d’examiner toutes les alternatives aux licenciements, notamment la mobilité interne, la formation et le redéploiement vers d’autres activités du groupe.

Le ministre entend également veiller au respect des obligations légales de l’entreprise et à la tenue d’une véritable concertation sociale. « Les représentants des travailleurs doivent disposer des informations nécessaires pour comprendre le projet, le discuter et proposer des alternatives. Cette consultation doit pouvoir peser sur le résultat. » David Clarinval prévoit des échanges rapides avec la direction et les syndicats, ainsi qu’une concertation avec les autorités régionales pour coordonner l’accompagnement des travailleurs concernés.

Mais le ministre y voit aussi un signal d’alarme pour l’ensemble du secteur pharmaceutique belge, qui représente 45.000 emplois directs et 15 % des exportations du pays. « Si nous n’agissons pas maintenant, d’autres entreprises pourraient choisir de réduire leurs activités en Belgique », prévient-il. Rappelant les mesures déjà prises, notamment le plan Pharma Boost, il appelle à aller plus loin : « Il est urgent de prendre d’autres mesures au niveau de la santé ou de la fiscalité en Belgique si nous voulons sauver la Pharma Valley belge. » Et de conclure : « La Belgique doit veiller à rester attractive et à préserver la compétitivité de son tissu économique. »

Tomber de haut

Les représentants syndicaux de GSK sont sous le choc à l’issue du conseil d’entreprise extraordinaire : « On s’attendait à des annonces, mais pour être très honnête, je suis quand même tombée de haut », a réagi à chaud Élodie Mascolo, déléguée principale CNE. « On est dans une entreprise qui est florissante. Quand vous voyez les chiffres du groupe GSK, c’est indécent ce qui est en train de se passer. »

de videos

De leur côté, en concertation avec le gouvernement fédéral, le ministre-président wallon Adrien Dolimont et le ministre régional de l’Emploi Pierre-Yves Jeholet rencontreront, « sans délai », les organisations représentatives des travailleurs ainsi que la direction de GSK, annoncent-ils mercredi.

Visiblement ébranlé, les craintes de Jamal Amraoui, délégué principal FGTB chez GSK, se sont confirmées. Il a fait face mercredi matin aux micros et aux caméras à l’issue du conseil d’entreprise extraordinaire. « On vient de nous annoncer un bain de sang social. La FGTB n’est pas du tout alignée avec cette décision de la direction. On fera en sorte de la combattre », a prévenu le représentant syndical. Il déplore également la manière dont la direction a présenté ses intentions. « Elle nous a expliqué froidement l’impact et nous a donné sa décision, tout simplement. »

Aurore Joly, permanente CSC, ajoute : « 1.217 emplois. On est sous le choc. C’est un chiffre indécent parce qu’il faut ajouter les 873 emplois qui ont déjà été supprimés au cours des trois dernières années. Cela représente 20 % du personnel. On est sous le choc parce que l’entreprise va très bien. »

Pour justifier cette restructuration, la direction a invoqué une nouvelle stratégie et une baisse des volumes de production. Des arguments qui ne convainquent pas le syndicaliste. « Se séparer de 1.217 travailleurs dans une entreprise qui en compte 8.300 à 8.400, c’est énorme. C’est beaucoup trop. »

« J’ai passé plus de la moitié de ma vie ici »

Patrice
Patrice - A.Y.
Marie
Marie - A.Y.

À la sortie du conseil d’entreprise, plusieurs travailleurs ont réagi à l’annonce. Patrice, travailleur (54 ans), depuis 32 ans à la maintenance : « J’ai passé plus de la moitié de ma vie ici. C’est la deuxième fois que je vis cela. Je suis un peu triste parce que cela pouvait se faire éventuellement sur des départs volontaires. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui voudraient partir. Pour beaucoup, on ne reconnaît plus vraiment la société dans laquelle on a été engagés. Une personne comme moi, plus technique, pourrait retrouver plus facilement que des gens qui viennent de rentrer, qui ont acheté une nouvelle maison, qui ont des enfants. Ce qui est triste, c’est vraiment que la société a de l’argent. Quand Monsieur Stéphenne était là, c’était une société vraiment belge, dans le sens où il voulait se battre pour les Belges. Ici, on ne se comprend plus, on ne se reconnaît plus. On n’est plus que des numéros ».

Marie, travaille depuis 21 ans, dans la société : « Cela peut toucher tout le monde et personne. Pour le moment, il n’y a pas de noms. On avait des bruits depuis quelques semaines, mais la quantité, pas forcément… ».

CDD et CDI

GSK emploie environ 8.500 personnes sur ses sites de Wavre, Rixensart et Gembloux, ce qui en fait le premier employeur privé de Wallonie.

Selon le syndicaliste, le groupe compte quelque 4.000 cadres sous contrat à durée indéterminée, environ 3.000 employés et 1.600 ouvriers. Les contrats précaires, essentiellement des CDD, représenteraient environ 4 % des effectifs chez les employés et plus de 10 % chez les ouvriers.

Ces derniers ont déjà payé un lourd tribut ces dernières années. Ils étaient encore quelque 2.200 en 2020, contre environ 1.600 aujourd’hui. « On a perdu près de 600 ouvriers en six ans », souligne Jamal Amraoui. Certains sont passés sous statut employé, tandis que d’autres ont quitté l’entreprise à la faveur de départs naturels. « On a mangé une grande partie de notre pain noir en six ans », insiste-t-il.

Du côté des employés, les inquiétudes sont tout aussi vives. Christophe Bouvier, secrétaire régional du SETCa-FGTB pour le Brabant wallon, évoque un impact potentiel de l’ordre de 10 % des effectifs et craint le déclenchement d’une procédure Renault.

À ce stade, on ignore quelles catégories de personnel et quels départements pourraient être touchés.

Pour les syndicats, plusieurs facteurs expliquent les difficultés rencontrées par le groupe, à commencer par la baisse des volumes de production de vaccins. La FGTB estime qu’ils ont reculé d’environ 40 % en cinq ans, tandis que certains marchés ont été perdus.

GSK répond

GSK n’envisage pas de fermer ses sites en Belgique, malgré l’annonce de ce mercredi. « On ne parle pas du tout de fermeture, au contraire », a assuré Elisabeth Van Damme, porte-parole du groupe pharmaceutique, à l’issue du conseil d’entreprise extraordinaire. Elle répondait ainsi aux craintes exprimées par les syndicats quant à l’avenir des différentes implantations.

La direction entend garantir la pérennité de ses activités en adaptant son organisation à l’évolution du marché et aux nouvelles technologies, soutient-elle. « L’idée de ces changements est justement de rester compétitifs à l’avenir et de garantir la pérennité de nos sites en Belgique », a insisté Elisabeth Van Damme. Ceux-ci restent, selon elle, essentiels au réseau mondial de GSK.

Le groupe dispose notamment dans le pays d’un centre de recherche et développement figurant parmi ses trois plus importants au monde. Le site de Wavre est, quant à lui, l’un des plus grands sites mondiaux de production de vaccins.

La Belgique représente actuellement plus de 50 % des volumes de vaccins produits par GSK dans le monde. Le groupe entend maintenir cette activité, tout en poursuivant ses investissements dans la recherche et le développement. « Nous continuerons à produire des vaccins pour le monde entier », a assuré sa représentante.

Dans le même temps, GSK se recentre sur des produits à forte valeur ajoutée. « On voit le chiffre d’affaires en croissance, mais les volumes diminuent », résume Jamal Amraoui. Certains vaccins peuvent rapporter davantage avec des volumes moindres. « Mais moins de volumes, c’est aussi moins de travail et moins d’emplois. »

Le marché des vaccins a également profondément évolué depuis le Covid. Autrefois largement dominé par quelques grands groupes comme GSK, Sanofi, Merck et Pfizer, il s’est ouvert à de nouveaux concurrents, notamment des sociétés de biotechnologie de plus petite taille.

Les États-Unis pèsent aussi lourd dans l’équation. Selon le délégué FGTB, environ 40 % des ventes du groupe y sont réalisées. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les droits de douane et la volonté de renforcer la production sur le sol américain incitent, selon lui, les groupes pharmaceutiques à y investir davantage. « Pour continuer à vendre là-bas, il faut y avoir un pied-à-terre. On n’est pas dupes », estime-t-il.

Des travailleurs débrayent

Des travailleurs ont décidé de débrayer ce mercredi après-midi, après l’annonce de la vaste restructuration. « Il me revient que des cadres et des employés quittent leur poste de travail pour marquer le coup. Des ouvriers, qui ne sont a priori pas concernés par les suppressions d’emplois, se mobilisent également par solidarité avec leurs collègues », a indiqué Élodie Mascolo, déléguée principale de la CNE, sans pouvoir préciser combien de travailleurs participent à cette action.

Le mouvement reste symbolique à ce stade, mais les travailleurs entendent ainsi manifester leur mécontentement, selon la syndicaliste. « Dans les prochains jours, on aura une ligne syndicale qu’on partagera avec les travailleurs et il y aura certainement d’autres actions », a-t-elle prévenu.

Contenus sponsorisés

Nos incontournables

À 64 ans, Josette dort sous tente…
Témoignage

À 64 ans, Josette est contrainte de vivre sous tente sur le parking du Hubo de Morlanwelz : « Je n’ai pas trouvé d’autre endroit où aller… »

La bande sévissait notamment à la Plaine Fassotte.

Un entrepreneur de Verviers candidat aux élections communales victime d’un guet-apens cruel sur un site « Sugar Daddy » : piégé par une fausse ado de 17 ans, il a été tabassé et dépouillé !

Les prochaines semaines seront décisives pour Bart De Wever.

L’Arizona dans l’impasse : impensable une chute du gouvernement ? Pour Bart De Wever, démissionner est l’une des options ...

CT GEN. - fin provinces économie budgétaire  - 131026 .jpg
Exclusif

La fin des élus politiques dans les provinces : 4 millions d’euros d’économies par an pour la Wallonie !

La ministre a invité le comité des élèves francophones à participer à ce comité d’avis. Elle veut montrer qu’elle entend leurs revendications, au moins certaines d’entre elles.
Primeur

A quoi va ressembler l’école de demain ? Voici les réformes que Valérie Glatigny va encore mener d’ici la fin de la législature, de gros changements en vue !

CT voitures chinoises_BIS.png
Infographie

BYD, XPeng, Leapmotor... : les Belges ont de plus en plus d’intérêt pour les voitures chinoises, elles représenteront une marque sur trois au Salon de l’auto, « la Chine mène une grosse offensive »

Copie de CT - Journaliste - Gaspard Grosjean.png
Exclusif

Allocations familiales des parents de mineurs délinquants, non-indexation des budgets : des mesures fortes en Wallonie !

View the original on Sudinfo →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.