Nouvel arrêt de travail dans les centres Fedasil : "On a peur de la qualité de l’accueil qu’on pourra donner"

Les restructurations sont dénoncées depuis plusieurs semaines au sein des centres Fedasil. Au niveau syndical, les craintes sont nombreuses et un manque de clarté est constaté : "Même si le dialogue est ouvert, on a l'impression qu'il n'y a pas d'impact sur ce qu'on demande et que nos demandes ne reçoivent pas de réponse. On a également fait plusieurs demandes de précisions concernant la temporalité des prochains licenciements, leur nombre et le cadre RH qui est attaché à chaque centre. Le syndicat a adressé ces demandes à l'autorité et, pour le moment, nous n'avons pas encore reçu de réponse. Nous espérons donc la recevoir dans la journée ou dans la semaine", explique Emeline Zotto, déléguée syndicale CGSP au centre Fedasil de Bordet.
Au-delà des inquiétudes pour l'emploi, les travailleurs craignent également pour leurs futures conditions de travail, explique Emeline Zotto : "On est déjà épuisés maintenant. Et donc, évidemment, on a peur de voir ce qui va se passer une fois que nos trois collègues seront partis. On a peur de la qualité d'accueil qu'on pourra donner. On va évidemment faire de notre mieux parce que si on est dans ce travail, c'est qu'on le fait avec cœur. On est là par passion, parce qu'on croit à la mission de l'agence, on croit à la mission d'accueil, on croit à un accueil digne."
Dans une communication aux collaborateur la direction indique devoir réduire les dépenses et la capacité d'accueil, tout en préservant le bon fonctionnement des centres et les missions essentielles de l'Agence.
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