24 h avec l’iPhone Duo : deux bonnes grosses baffes

Voici nos premières impressions sur le premier smartphone pliant d’Apple. Design, autonomie, photo, des premiers tests qui mettent la barre très haut.
Faut-il acheter l’iPhone Duo ? Que vaut vraiment le premier smartphone pliant d’Apple ? Est-il au niveau des attentes suscitées par une si longue attente ? Est-il déjà meilleur que tous les Z Fold de Samsung et autres pliants sous Android ?
Seul un test complet avec des mesures éprouvées pourrait permettre de répondre à ces questions. Ce test arrivera dans quelques jours sur 01net. Mais en attendant, pourquoi ne pas vous partager nos premières impressions sur le produit le plus attendu de l’année ?
Qu’est-ce qui nous a surpris, bluffés ou au contraire déjà déçus au bout de quelques jours d’utilisation de l’iPhone Duo ?
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Premier contact : premier coup de bluff
Avant même de l’ouvrir, de jouer avec et de lancer les premières applications, c’est la première prise en main qui donne le ton. Avec l’iPhone Duo, celle-ci est loin d’être anodine. La qualité perçue saute immédiatement aux yeux.
Plus que le design sujet à débat, c’est le niveau des finitions, le rendu de ce titane brillant et le toucher qualitatif qui surprennent et imposent une première évidence : c’est le smartphone pliant le plus premium que j’ai eu entre les mains.

Surtout, l’iPhone Duo donne instantanément une impression de solidité qui n’est pas commune dans le monde des pliants et même si on ne doute pas du fait que sa charnière finira par éprouver son écran au bout de quelques dizaines de milliers de pliures, on est tout de suite rassurés sur la capacité de sa coque en Ceramic Shield à encaisser les affres du quotidien. Pour un produit à plus de 2 300 euros, ce n’est pas un petit bénéfice.
Il pèse son poids
C’est la contrepartie la plus sensible de ce travail sur la qualité des matériaux et de la finition : aussi compact soit-il, l’iPhone Duo est lourd, très lourd même au regard de son gabarit. Rendez-vous compte : il affiche 254 g sur la balance là où son rival le plus proche, la Galaxy Z Fold 8 se contente de 201 g. C’est 1/5ᵉ de poids en plus et en main, c’est immédiatement perceptible.
Plus surprenant peut-être : ce poids relativement élevé se ressent davantage lorsque le smartphone est plié. En position ouverte ou « tablette », le poids est davantage réparti sur la surface, ce qui choque moins.
Le poids, c’est d’ailleurs l’un des points que je vais particulièrement surveiller sur le test long de ce produit : est-ce un smartphone plus fatigant à l’usage ? On aura donc l’occasion d’y répondre dans le test complet de cet iPhone Duo.
L’écran, que dis-je… les écrans
Une fois le choc du premier contact passé, un second arrive très rapidement. Il concerne l’écran, ou plutôt les écrans de l’iPhone Duo. Ce qui surprend ? La nature très différente des deux dalles, bien sûr. Sur l’écran de façade, l’OLED et sa finition brillante sont tout à fait habituels. En revanche, dès qu’on ouvre le Duo, on tombe sur un énorme écran de 7,6 pouces avec une finition mate.
Le passage de l’un à l’autre est perturbant, surtout pour quelqu’un qui attache autant d’importance à la qualité de l’affichage. Même après plusieurs heures d’utilisation consécutives, il est difficile de s’y habituer. Il faudra voir sur la durée.

Mais une fois passée cette étape de la surprise… quel plaisir ! L’écran interne est la pépite de cet iPhone Duo. Nous reviendrons en détail sur les mesures de notre 01lab lors du test complet, mais sans trahir de secret, on peut le dire : Apple a fait très très fort.
Les craintes étaient légitimes. Une dalle Samsung éprouvée, certes, mais plusieurs couches supplémentaires spécifiques au Duo, une surface mate nanotexturée reprise de l’iPad Pro et du MacBook Pro dont l’intérêt était discutable sur le papier et une charnière signée Apple dont on ne savait rien. Et le résultat alors ? Tout est bon, tout simplement.
Et la pliure ? Apple est au niveau de ce qui se fait de mieux et son léger pli certes perceptible au toucher ne se voit que si on le cherche vraiment… ou lorsqu’une lumière externe le pointe directement.
Consulter du contenu sur l’iPhone Duo est un régal, que ce soit de la vidéo au format paysage, un site ou un article de magazine en mode portrait.
Le travail autour de la charnière est remarquable
Je n’attendais rien d’exceptionnel sur ce point, mais la charnière est l’une des réussites les plus notables du premier smartphone pliant d’Apple.
Selon le degré de pliure, la résistance offerte par la charnière est différente. Résultat : on peut ouvrir l’iPhone Duo sur l’angle de son choix, pour l’utiliser en mode « table » par exemple, ou plus simplement pour regarder son contenu.
Mais là où le travail d’Apple se montre le plus convaincant, c’est que la charnière accompagne véritablement le mouvement d’ouverture : on ressent une légère aide au départ, suivie d’une phase de résistance plus soutenue avant un relâchement final pour permettre l’ouverture complète. Sur le mouvement inverse, la fermeture, c’est la même chose avec en plus un petit clic final et un effet magnétique qui confirment la fermeture complète du smartphone.
Ce constat a tout l’air d’un détail. Il n’en est rien. Ouvrir et refermer son smartphone, c’est l’action de base sur un téléphone pliant. Apple l’a très bien compris et a tout mis en œuvre pour que ce geste anodin soit différent sur un iPhone Duo.
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Le retour à Touch ID fait mal
Je ne pensais pas être gêné par le retour à Touch ID et… la paresse m’a vaincu.
Comme pas mal de monde, j’avais vu les critiques concernant le choix d’Apple de se passer de Face ID et d’opter pour une reconnaissance d’empreinte digitale… so 2018. Je les trouvais quelque peu exagérées dans la mesure où Touch ID a toujours bien fonctionné et que, sur le papier au moins, mettre son smartphone bien face à son visage ou simplement bien positionner son pouce, c’est un effort relativement équivalent.
Les premières heures avec l’iPhone Duo m’ont permis de me rendre compte du contraire. Lorsqu’on a pris l’habitude d’utiliser la reconnaissance faciale, ce n’est ni plaisant ni pratique de revenir à un système d’empreintes digitales. Ça paraît plus lent, moins naturel et tout simplement un peu daté. J’ajoute que l’emplacement même du bouton Touch ID, à droite sur la partie basse de la tranche, n’aide pas. On se surprend à essayer de bien le localiser, à ressentir l’espace entre les deux tranches et à finalement adopter une gestuelle un peu moins naturelle.
Les applications ne sont (pas toutes) prêtes
Premier bémol : un grand nombre des applications qu’on utilise au quotidien ne sont pas compatibles et ça donne l’impression d’une arrivée précipitée. Apple a multiplié les vidéos sur les applis qui ont fait l’effort de s’adapter au format de l’iPhone Duo, Netflix en est un très bon exemple, mais elles sont relativement rares. Et une application qui n’a pas été retaillée pour le Duo, lorsqu’elle est ouverte sur l’écran central, ce n’est vraiment pas du meilleur effet. Des applications aussi majeures que YouTube n’ont toujours pas été mises à jour.
Pour le moment, il y a trois types d’applications sur l’iPhone Duo :
- Celles qui sont tout à fait compatibles (c’est une infime minorité)
- Celles basées sur le SDK d’iOS 27 qui offrent une compatibilité minimale (un ratio correct, mais une barre noire assez vilaine). C’est une bonne partie des applications que j’utilise au quotidien (Spotify, YouTube).
- Celles-ci seront probablement amenées à évoluer vers une version vraiment adaptée.
Celles qui s’affichent en « tout petit », c’est-à-dire au format iPhone et qui rappellent les heures les plus sombres d’iPadOS. Il y a fort à parier que certaines feront l’effort de s’adapter à l’iPhone Duo, mais une partie d’entre elles n’évoluera sans doute jamais.
Les applications, c’est un problème qui sera sans doute temporaire, Apple ayant suffisamment de force de persuasion pour forcer les développeurs à s’adapter et à proposer une version optimisée, mais disons que pendant les premiers mois d’utilisation, l’expérience en pâtira.
Des bugs inhabituels chez Apple
C’est l’un des aspects qui est à la fois le plus bluffant et le plus frustrant de ces premiers jours passés avec l’iPhone Duo. Cette version d’iOS 27 pour le smartphone pliant d’Apple est aussi remplie de bugs qu’elle est truffée d’optimisations. Les bugs d’affichage sont encore plus nombreux que lors du lancement de Liquid Glass, et ils finiront sans doute par disparaitre.
C’est ce qui permettra de remarquer plus encore la justesse de cet OS appliqué à un écran pliant.
Un simple exemple : la pliure ne perturbe jamais la lecture ou l’affichage et, pour cause, celui-ci se décale automatiquement pour éviter la moindre gêne.
Mais là où Apple fait la différence, c’est en rendant aussi simple l’utilisation de deux applications en même temps. Cela passe par deux fonctionnalités : SplitView d’une part et le Picture in Picture d’autre part. Apple n’a inventé ni l’une ni l’autre, c’est entendu. En revanche la façon de les gérer est remarquable. C’est notamment le cas de l’image dans l’image (PiP) dont la taille s’adapte en fonction du positionnement du smartphone ou de son choix et qui produit tout simplement une nouvelle façon d’utiliser son smartphone.

Le mode « table », tout juste supprimé par Samsung sur le Fold 8 qui l’appelle mode Flex, est relativement classique, mais bien intégré. Il l’est d’autant plus lorsqu’on l’affiche sur une application optimisée pour l’iPhone Duo et qui donne un intérêt supplémentaire à la face inférieure du smartphone. Cependant, à l’usage, on se retrouve le plus souvent à vouloir profiter de son grand écran plutôt que de se priver de la moitié de sa surface.
Au final, l’approche d’Apple sur ce premier iPhone pliant est remarquable. Les ingénieurs de Cupertino ont fait en sorte de faire disparaitre les petites scories d’utilisation qu’on peut éprouver en utilisant des smartphones pliants sous Android.
L’iPhone Duo est simple à utiliser (sans doute trop simple pourraient lui reprocher ses détracteurs), mais il fait aussi disparaitre un grand nombre des petites frustrations qui viennent avec l’utilisation d’un smartphone pliant. Et la recette d’Apple parait relativement simple : optimisation de la surface d’affichage, transitions naturelles lors du passage d’une application à une autre, recentrage de l’écran, etc.
Il y a d’ailleurs un point sur lequel l’iPhone Duo est particulièrement bluffant et qui le rend bien différent des smartphones pliants sous Android. Après plusieurs heures d’utilisation, je me suis rendu compte que je n’avais que très rarement été amené à toucher la pliure de l’écran. De manière systématique, iOS 27 tente d’éloigner son utilisateur de cette zone qui pourrait lui rappeler que sa surface n’est pas complètement lisse et uniforme. C’est en cela que le travail sur l’ergonomie de l’iPhone Duo est bluffant.
Autonomie : soyez rassurés !
Il est évidemment trop tôt pour donner des valeurs d’autonomie définitives sur l’iPhone Duo. Toutefois, après une journée d’utilisation très intensive, nous pouvons en tirer plusieurs enseignements et commencer par ce qui est sans doute le plus important : l’autonomie du premier smartphone pliant d’Apple ne devrait pas être une source d’inquiétude. Et ce, alors même que Cupertino a choisi de faire l’impasse sur la technologie la plus aboutie du moment, à savoir le silicium-carbone.
Au contraire, Apple a opté pour une pile de 4 833 mAh, tout ce qu’il y a de plus classique. À titre de comparaison, l’iPhone 18 Pro embarque un accumulateur de 4 288 mAh, mais il n’a qu’un seul écran à gérer… lui. S’il fallait trouver un équivalent, c’est évidemment du côté de Samsung qu’il conviendrait de tourner le regard : le Galaxy Z Fold 8 dispose d’une batterie relativement similaire de 4 800 mAh.

Bien entendu, l’autonomie dépendra très largement de la façon dont vous utiliserez votre iPhone Duo. Plus il est sollicité en mode tablette, plus sa batterie sera mise à contribution. Lors du premier jour de test, notre utilisation est tout sauf classique, et on a même plutôt tendance à abuser de l’écran interne. Mais quand bien même les écrans externe et interne seraient sollicités à parts égales, la batterie de l’iPhone Duo semble capable de tenir la journée, ce qui le met dans la moyenne des autres smartphones pliants du marché.
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La photo : un iPhone au rabais ?
La partie photo de l’iPhone Duo est-elle aussi légère qu’on a pu le lire au lendemain de sa présentation. Apple s’est-il contenté de piocher dans le stock de ses capteurs d’iPhone 17e pour équiper son premier pliant ?
Nous avons posé la question directement à Apple et la réponse est non. Le capteur principal de l’iPhone Duo est un nouveau composant dans le catalogue de la marque. Mais alors peut-on espérer de meilleures photos ?
Là encore, nous reviendrons plus en détail sur les performances de chaque capteur lors du test complet, mais d’après les premiers clichés réalisés, les résultats sont globalement satisfaisants. Dans des conditions de luminosité favorables, l’iPhone Duo est capable de sortir des clichés corrects, tout à fait exploitables et qui suffiront à une grande partie des utilisateurs. Dès lors que la lumière baisse, son petit capteur souffre davantage. Il en va de même sur le téléobjectif qui manque cruellement lorsqu’on vient de la gamme Pro. Là encore certains utilisateurs seront plus sensibles que d’autres, mais la majorité, celle qui se contentera de photos souvenirs, ne devrait pas être déçue.
Format pliant oblige, il est donc impossible d’attendre de l’iPhone Duo des performances similaires à l’iPhone 18 Pro en photo. Le plus cher des iPhone n’est donc pas le meilleur sur la photo et la vidéo, ce qui peut paraître étrange. En conséquence, si c’est un point qui peut être rédhibitoire pour certains passionnés de photo qui ne retrouveront ni le même niveau de performances ni la même densité de réglages, cette partie photo reste tout à fait honnête et à la hauteur de ce que propose la concurrence des smartphones pliants.
Un premier avis sur l’iPhone Duo après un jour de test
Ni particulièrement sceptique, ni tout à fait emballé, j’étais surtout très curieux de voir ce qu’Apple serait capable de produire avec son premier smartphone pliant. Apple n’a pas inventé le smartphone pliant. Elle ne le réinvente pas non plus. Mais l’iPhone Duo, par sa conception, certains partis pris et par une approche assez particulière par moment, réussit une petite prouesse : créer un nouveau produit en partant de deux anciens.
Pour autant, parler d’un mix entre un iPhone et un iPad mini serait très réducteur. Car ce qui nous a le plus surpris après les premiers jours avec l’iPhone Duo, c’est à quel point ce smartphone est cool à utiliser. On s’amuse à l’ouvrir et à le fermer juste pour entendre son clic caractéristique, on exagère le recours au grand écran alors même qu’on pourrait se contenter de l’affichage en façade. Comme le Z Fold 8, Apple réussit à rendre l’utilisation du pliant plus agréable, mais l’iPhone Duo ajoute quelque chose en plus dans la prise en main d’une part, mais aussi dans l’ergonomie.
Quant au principal souci, la compatibilité des applications, même s’il entache quelque peu le lancement de cet iPhone, nul doute que l’expérience ne fera que s’améliorer dans les prochaines semaines. À ceux qui n’ont pas réussi à précommander l’iPhone Duo dans les temps, ne soyez pas déçus. Lorsque vous mettrez la main dessus, il sera tout simplement meilleur.
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