InquirerNorthern Mindanao on full alert for martial law protestsPunchOgun gov stood surety for Igboho’s return to bury mother – LawyerBollywood HungamaAnushka Sen joins Nykaa’s K-Beauty universe as the face of its Korean beauty categoryInquirer EntertainmentBTS, Cortis, Katseye expand nominations for MTV VMAs20 MinutenIst Granit Xhaka als Nati-Captain noch tragbar?UOLNovo ataque contra navio no Estreito de OrmuzColliderRussell Crowe's 3-Hour Historical Epic Officially Arrives on HBO MaxRTL BoulevardRoma uit De Bondgenoten ondergaat spoedoperatie: 'Schrikken toen ik op IC belandde'Observador DesportoPJ detém 3 suspeitos de traficar droga em entregas postaisSRF News– Manuela Schwesig beschert der SPD eine bemerkenswerte AufholjagdKhaosod EnglishPolice arrest Samui court escapee after six-day manhuntThe Sydney Morning HeraldBrownlow Medal 2026 LIVE updates: Brownlow count begins, banned Swan with an early vote; Butters, Merrett open up on trade period
The Daily Newsstand · Free, Always
Monday, September 21, 2026

Univers : et si sa forme n'était pas du tout celle qu'on croyait ?

Translate

La cosmologie contemporaine s'appuie sur un socle formulé à partir de la relativité générale : à grande échelle, l'univers serait isotrope, c'est-à-dire identique dans toutes les directions, et homogène. Cette description porte le nom de métrique de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker, et le modèle standard qui s'y adosse est désigné par l'appellation Lambda-CDM. Une synthèse parue en 2025 dans Reviews of Modern Physics soutient que cette hypothèse ne résiste pas à l'examen.

Un principe rarement mis à l'épreuve

Le caractère isotrope de l'univers relève de ce que les cosmologistes appellent le principe cosmologique. Il s'agit d'un postulat de départ, non d'un résultat de mesure.

L'outil de vérification le plus utilisé est le fond diffus cosmologique, ce rayonnement électromagnétique résiduel émis environ 380 000 ans après le Big Bang, qui baigne l'univers entier.

Carte du rayonnement fossile en température, la lumière fossile du Big Bang partout dans le cosmos observable. C’est la version 2018 de la mission Planck. À l’œil, on ne peut pas faire la différence avec la version de 2013. Elle est cependant encore un petit peu plus précise. © ESA - collaboration Planck

L’image qui a stupéfié le monde : la plus vieille image de l'Univers avec sa plus vieille lumière, celle du Big Bang !

Futura fête ses 25 ans cet été. Chaque journaliste de la rédaction partage les photos qui les ont plus marqué et pourquoi elles sont importantes.On le sait, regarder de plus en plus loin dans l'Univers revient à regarder de plus en plus tôt dans son histoire. La limite maximale, au moins en utilisant des grains de lumière, a été atteinte depuis quelques décennies avec l'image du fameux fond diffus cosmologique, le rayonnement fossile du Big Bang.... Lire la suite

Ce fond n'est pas parfaitement uniforme. On y observe une légère différence de température entre deux directions opposées du ciel, ce qu'on appelle un dipôle. L'écart reste minime, de l'ordre du millième, et l'interprétation admise l'attribue à notre propre mouvement : le Système solaire se déplacerait à environ 370 kilomètres par seconde par rapport à ce rayonnement, ce qui produirait un effet comparable à un décalage Doppler.

Le test imaginé en 1984

C'est précisément cette interprétation que George Ellis et John Baldwin ont proposé de vérifier, dans un article publié en 1984. Leur raisonnement est élégant. Si notre mouvement explique bien le dipôle du fond diffus, alors ce même mouvement doit produire un dipôle équivalent dans le comptage des sources astronomiques lointaines, galaxies radio ou quasars. Une population répartie de façon homogène doit paraître légèrement plus dense dans la direction du déplacement.

Il suffit donc de comparer les deux dipôles. S'ils concordent, le principe cosmologique tient. S'ils divergent, quelque chose cloche dans l'édifice. Ce test est resté longtemps inapplicable, faute de catalogues suffisamment vastes. Les grands relevés de sources radio puis infrarouges du XIXe siècle l'ont rendu possible.

Deux anomalies viennent questionner notre représentation de l’Univers et, avec elle, certaines des hypothèses fondamentales de la cosmologie. © titoOnz, iStock

Un écart d'un facteur deux à trois

Les résultats accumulés depuis convergent, et ils sont inconfortables. La direction du dipôle mesuré dans la matière correspond bien à celle du fond diffus. Son amplitude, en revanche, se révèle deux à trois fois supérieure à celle attendue.

La significativité statistique de cet écart dépasse aujourd'hui cinq sigmas, seuil conventionnellement retenu en physique pour parler d'une découverte plutôt que d'une fluctuation.

Une vue d'artiste par l'IA d'un univers anisotrope en forme de tore. © Gemini

Une anomalie cosmique suggère qu'il faut revoir la forme de notre Univers !

Ces dernières années, le prix Nobel de physique et architecte du Modèle cosmologique standard James Peebles avait rassemblé dans un article plusieurs anomalies et énigmes que pose ce modèle. L'une d'elles est bien connue, c'est celle de la tension de Hubble. Mais si l'anomalie du dipôle cosmique a reçu beaucoup moins d'attention, elle est peut-être encore plus fondamentale pour notre compréhension du cosmos. Alors, de quoi s'agit-il ?... Lire la suite

Un élément renforce la solidité du constat. Le même résultat s'obtient avec des radiotélescopes terrestres et avec des satellites observant dans l'infrarouge moyen, deux dispositifs dont les sources d'erreur potentielles n'ont rien de commun.

Subir Sarkar, coauteur de cette synthèse, résume la situation : l'univers échoue au test d'Ellis et Baldwin, la variation observée dans la matière ne correspondant pas à celle du fond diffus.

Pourquoi ce résultat dérange

L'anomalie du dipôle cosmique a reçu bien moins d'attention qu'une autre difficulté du modèle standard, la tension de Hubble, qui désigne le désaccord entre la vitesse d'expansion mesurée dans notre voisinage et celle déduite du fond diffus cosmologique.

Une vue d'artiste de Gaia sondant les secrets archéologiques de l'histoire de la Voie lactée. © S. Brunier, ESA

Un problème avec l'âge de l'Univers ? Nouveau rebondissement pour l'énigme de la tension de Hubble

L'Univers ne peut être plus jeune que les étoiles les plus anciennes qu'il contient. Si l'âge des étoiles les plus anciennes de notre Galaxie peut être mesuré avec une grande précision, une limite inférieure fiable pour l'âge de l'Univers peut alors en être déduite. Or, la détermination de la fameuse constante de Hubble-Lemaître en cosmologie donne deux âges différents pour l'Univers selon que l'on considère l'une ou l'autre des deux principales méthodes pour la mesurer, lesquelles donnent des résultats en désaccord depuis environ une décennie. Deux équipes d'astrophysiciens ont apporté de nouveaux éléments aux débats sur toutes sur ces questions.... Lire la suite

Cette discrétion s'explique peut-être par l'absence de solution simple. Corriger la tension de Hubble supposerait d'ajuster certains paramètres du modèle. Résoudre l'anomalie du dipôle impliquerait, selon les auteurs, d'abandonner non seulement le modèle Lambda-CDM mais la description de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker elle-même, et de repartir des fondations.

Sarkar constate d'ailleurs que la communauté astronomique a largement choisi d'ignorer ce problème.

Ce que le résultat ne démontre pas encore

La conclusion d'un univers asymétrique ne fait pas consensus, et plusieurs lectures alternatives restent ouvertes. L'écart pourrait provenir d'effets systématiques mal maîtrisés dans les catalogues de sources, question qui a occupé une part importante des travaux publiés sur le sujet. Il pourrait aussi refléter des structures locales, la distribution des galaxies proches produisant un signal parasite qui se superpose au dipôle cinématique recherché.

Image composite en couleur du centre galactique et du Sagittaire B2 (Sgr B2). C'est l'un des plus grands nuages de gaz moléculaire de la Voie lactée. Cette région dense se trouve à proximité du centre galactique et est riche en de nombreuses molécules interstellaires différentes. Sgr B2 est la région orange-rouge vif au milieu à gauche de l'image, qui est centrée sur le centre galactique. © ESO/Apex et MSX/Ipac/Nasa

On sait pourquoi la vie est asymétrique !

C'est l'une des plus grandes énigmes qui nous entourent : l'homochiralité du vivant. Certaines molécules n'apparaissent dans la nature que sous leur forme gauche, ou inversement, que sous leur forme droite. Pourquoi ? Des chercheurs pensent avoir trouvé la réponse dans les nuages de formation d'étoiles.... Lire la suite

Une troisième possibilité tient à l'interprétation même du dipôle du fond diffus, qui pourrait ne pas être entièrement attribuable à notre mouvement. Les prochains relevés, notamment ceux attendus des grands observatoires radio en construction, devraient permettre de trancher. En l'état, l'anomalie constitue un défi sérieux adressé au modèle standard, sans que sa cause soit établie.

View the original on Futura Sciences

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.