Sénatoriales en France: un premier groupe RN avec son allié UDR, LFI obtient un premier siège

Pour la première fois de son histoire, le parti d'extrême droite Rassemblement national obtient ce 27 septembre le nombre suffisant de sénateurs pour former un groupe au Sénat, acquis majoritairement à la droite et au centre.
Publié le :
3 min Temps de lecture
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a indiqué que le RN aura un groupe « pour la première fois de son histoire » avec son allié de l'UDR, confirmant les propos du député d'extrême droite Sébastien Chenu plus tôt en fin d'après-midi. La candidate à la présidentielle Marine Le Pen a salué pour sa part « une victoire historique et une étape majeure » à moins de sept mois de la présidentielle. « Les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions espérer, la percée est générale », a assuré sur X la candidate du RN à l'Élysée.
Le Rassemblement national entend bien perturber la mainmise de la droite sur le Sénat dimanche en constituant un groupe parlementaire après les sénatoriales, des élections très scrutées en pleine campagne présidentielle. Les bureaux de vote ont fermé à 17h30 en métropole et les résultats sont attendus tout au long de la soirée. Des sénateurs RN sont par exemple élus en Gironde, dans les Bouches-du-Rhône, ou encore en Seine-Maritime. Premier parti d'opposition à l'Assemblée nationale, le RN comptait trois sénateurs avant le scrutin de ce dimanche.
Une majorité LR et du centre qui n'est pas en danger
Une trentaine de sièges a néanmoins été renouvelée dès la mi-journée dans les départements les moins peuplés, où le scrutin est majoritaire à deux tours. La plupart d'entre eux sont des sortants réélus dès le premier tour. C'est le cas notamment de deux chefs de groupe, Mathieu Darnaud (Les Républicains) en Ardèche et Claude Malhuret (Horizons) dans l'Allier.
Dans un scrutin où les bouleversements sont rares car il découle directement des élections municipales, la majorité LR-centristes n'est pas en danger. Gérard Larcher, qui cumule déjà 15 ans à la présidence de l'institution, n'a rien à craindre non plus pour sa réélection comme patron de la chambre haute, prévue jeudi. Mais la droite est exposée à l'implantation locale croissante du RN et de ses alliés de l'Union des droites pour la République (UDR).
À lire aussiSénatoriales en France: enjeux et mode d'emploi
Insoumis et écologistes s'écharpent après l'échec d'une candidate à trois voix près
Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a accusé dimanche les Écologistes d'avoir empêché l'élection d'une sénatrice insoumise, non élue à trois voix près à la chambre haute, sur fond de désunion entre les listes de gauche. « Il aura donc manqué trois voix à Martha Peciña pour être élue au Sénat », a déploré sur X le cadre insoumis à propos de sa candidate dans la circonscription des Français de l'étranger. Et le député des Bouches-du-Rhône de s'en prendre au « refus des Écologistes d'une liste commune EELV/LFI » qui « fait donc perdre un siège à la gauche au détriment de la droite. »
Les Insoumis, qui ne comptent pour le moment aucun sénateur, nourrissait quelques espoirs chez les Français de l'étranger, représentés par douze sénateurs, dont six sont renouvelés cette année. Mais Insoumis et Écologistes n'ont pas réussi à conclure un accord, se renvoyant la responsabilité de l'échec des tractations.
Répondant à un tweet du député LFI Paul Vannier reprenant les accusations de Manuel Bompard, les Écologistes ont répliqué sèchement sur X, affirmant avoir proposé à LFI la « troisième place sur la liste d'union de la gauche ». « Il n'y a eu aucune campagne anti-LFI de notre tête de liste. En revanche le cyberharcèlement que vous continuez de mener contre elle est lui bien avéré », a écrit le parti, dénonçant un rapport à la vérité « qui ne s'arrange pas » de la part du député du Val-d'Oise.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.