Martinez, Tedesco, Van Bommel, les sélectionneurs changent mais la France gagne toujours à la fin

On peut toujours se repencher sur certains de ces matchs, se dire que parfois, la Belgique aurait mérité mieux. Mais perdre 6 fois d’affilée, en 8 ans, contre le même adversaire, ne s’explique ni par la malchance, ni par le hasard.
De 2018 à 2026, de Martinez à Van Bommel, la Belgique a proposé plusieurs scénarios, du contenu varié : de la possession (2018…), un bloc très (très) bas (Euro 2024), ou cette fameuse intensité (ligue des nations 2024 à domicile ou hier) avec chaque fois, donc, le même résultat.
Le résultat, c’est d’ailleurs sur ça que les entraineurs sont jugés. Et en attendant le match retour lundi prochain, Van Bommel n’a donc pas réussi à inverser la cruelle tendance. "Les détails font la différence dans ce type de match" a avancé le sélectionneur, reconnaissant aussi au passage que la France (même avec l’essentiel de ses titulaires au repos) est supérieure.
Alors quitte à -encore- perdre contre la France, autant s’amuser. Le contenu, ça compte ! Et on a passé une bonne soirée, enfin jusqu’à cette 88è minute. Un match assez ouvert, avec de qualité technique des deux côtés. On a pu constater de près que Désiré Doué portait très bien son nom, que Da Cunha comprenait le foot un peu plus vite que la moyenne, que les doublures françaises en défense centrale seraient titulaires avec n’importe quelle autre sélection du monde.
Mais la Belgique a pu y croire, a enflammé le stade par moments, emmenés par Lavia et Godts, les petits nouveaux. Qu’en termes de mentalité, Van Bommel a fait passer les bons messages aux joueurs, qui courent, qui pressent quand la France le permettait. Qui savent souffrir ensemble aussi.
Mais plus que ces ingrédients de base, Van Bommel semble avoir insisté sur la personnalité que les joueurs doivent afficher dans leur jeu. En un mot : osez !
Et en cela, avec le temps, notre équipe nationale va, peut-être, franchir un palier. Il faudra évidemment doser dans le "oser" car il y avait chez certains beaucoup trop de déchets, de pertes de balle, mais Van Bommel sait que c’est sans doute un passage obligé pour amener les Diables où il veut qu’ils soient. Dans le jeu.
En espérant que cela finisse par amener de grands résultats, même si ceux-ci ne passent pas toujours par le beau jeu. C’est ce qui fait que le foot est un débat permanent. Qu’il y a plusieurs façons de gagner ou…de perdre. Que le talent adverse est aussi à prendre en compte. Comme celui de la France, qui semble inépuisable. Ce qui fait que depuis 11 ans, le seul sélectionneur à ne pas avoir perdu contre les Bleus, c’est…Rudy Garcia. Avec l’avantage, non négligeable, de ne pas les avoir affrontés pendant son mandat.
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